Le Maroc continue d’améliorer son positionnement en matière de développement durable, mais plusieurs défis majeurs demeurent, notamment dans les domaines de la santé, de l’égalité femmes-hommes, de l’énergie propre et de la gouvernance. C’est ce qui ressort du Rapport sur le développement durable 2026, qui place le Royaume au 68ᵉ rang mondial sur 169 pays avec un score de 71,7 points.
Le Maroc se situe ainsi au-dessus de la moyenne de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord et affiche une progression de près de six points depuis 2015. Toutefois, un seul des dix-sept Objectifs de développement durable (ODD) est aujourd’hui considéré comme atteint : celui relatif à l’action climatique, dont la progression reste néanmoins limitée.
Le rapport identifie plusieurs zones de fragilité persistantes. La santé publique demeure l’un des principaux chantiers, avec une mortalité liée aux maladies chroniques encore élevée, une pollution atmosphérique qui continue d’affecter la population et un accès aux soins qui progresse moins vite que prévu. L’égalité entre les sexes reste également un défi majeur, notamment en matière d’accès à l’emploi, de représentation politique et de participation économique des femmes.
Sur le plan énergétique, le Royaume a atteint l’accès universel à l’électricité, mais la part des énergies renouvelables dans la consommation finale reste insuffisante pour satisfaire pleinement les objectifs fixés. Les enjeux liés à la biodiversité, à la préservation des milieux marins et terrestres ainsi qu’au renforcement des institutions publiques figurent également parmi les points de vigilance.
À l’inverse, plusieurs indicateurs témoignent d’avancées significatives. L’accès à l’eau potable, à l’assainissement, aux infrastructures routières ou encore à Internet continue de progresser. Le pays affiche également de bonnes performances en matière d’électrification rurale et de connectivité numérique, deux leviers importants pour le développement économique et social.
Le rapport souligne toutefois que les inégalités territoriales, la qualité des services publics, le chômage et la faiblesse des investissements en recherche et développement continuent de freiner l’atteinte des objectifs fixés pour 2030.
Au-delà du classement, l’étude rappelle que les Objectifs de développement durable constituent avant tout une feuille de route de long terme. Pour le Maroc comme pour de nombreux pays, le défi consiste désormais moins à définir les ambitions qu’à mobiliser les moyens nécessaires pour les concrétiser et accélérer la transformation économique, sociale et environnementale du Royaume.
Avec Barlamane




