Le Maroc s’inscrit durablement parmi les acteurs majeurs de l’énergie éolienne en Afrique et au Moyen-Orient. Selon le dernier rapport du Global Wind Energy Council, le Royaume a atteint 2.629 MW de capacité installée à fin 2025, en hausse de 11 % sur un an, ce qui le place au troisième rang africain et au quatrième rang régional.
Cette progression repose sur une dynamique continue du secteur. En 2025, 261 MW supplémentaires ont été mis en service, traduisant la montée en maturité du marché national. Inscrit dans une trajectoire de transition énergétique engagée depuis le début des années 2000, le pays poursuit l’extension de ses capacités renouvelables en s’appuyant sur les investissements déjà réalisés.
Dans le classement régional, le Maroc se situe derrière l’Afrique du Sud (4.037 MW) et l’Égypte (3.097 MW), tout en restant devant l’Arabie saoudite (2.324 MW), malgré la progression rapide de cette dernière.
À l’échelle de la région Afrique et Moyen-Orient, 2025 marque une accélération notable. Les nouvelles capacités éoliennes installées atteignent 2.616 MW, en hausse de 32 % par rapport à 2024, portant le total à 15.237 MW. Cette évolution est notamment soutenue par la reprise du marché sud-africain et la forte expansion de l’Arabie saoudite, qui a ajouté plus de 1.500 MW en une année. Malgré cette dynamique, la région reste la moins développée au niveau mondial dans l’éolien.
Les perspectives restent orientées à la hausse. Le Global Wind Energy Council anticipe l’ajout de 35 GW supplémentaires entre 2026 et 2030 dans la région, dont une part importante en Afrique. L’Égypte et l’Afrique du Sud devraient maintenir leur rôle moteur, tandis que le Moyen-Orient, porté par l’Arabie saoudite et Oman, pourrait connaître une accélération.
Au niveau mondial, l’éolien continue sa progression avec 165 GW de nouvelles capacités installées en 2025, portant le total global à 1.299 GW. L’Asie-Pacifique concentre l’essentiel des nouvelles installations, suivie par l’Europe qui dépasse désormais les 300 GW cumulés.
Dans ce contexte de concurrence régionale et internationale, le Maroc est appelé à poursuivre ses investissements, à développer de nouveaux projets structurants et à intégrer des technologies plus avancées afin de consolider sa position dans un secteur en transformation.


