Le Maroc renforce sa diplomatie technique sur le continent. À Rabat, l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable a lancé un programme de coopération dédié à la qualité de l’eau, en partenariat avec l’Agence française de développement. Une initiative qui marque une nouvelle étape dans l’engagement du Royaume en faveur de la coopération Sud-Sud.
Présidée par le directeur général de l’Office, Tarik Hamane, cette rencontre a réuni plusieurs acteurs africains du secteur, dont la Société Nationale des Eaux du Sénégal et la Société Nationale de Distribution d’Eau de Mauritanie. Au cœur des échanges : les défis croissants liés à la gestion de l’eau potable dans un contexte de pression climatique et démographique.
Pour l’ONEE, la qualité de l’eau s’impose désormais comme un enjeu structurant, à la croisée des impératifs sanitaires, environnementaux et sociaux. L’Office entend capitaliser sur son savoir-faire pour accompagner ses partenaires africains dans le renforcement de leurs capacités techniques et organisationnelles.
Le programme, formalisé fin 2025, se déploiera jusqu’en septembre 2026. Il prévoit des actions de formation, de transfert de compétences et de partage d’expériences, au bénéfice de plusieurs opérateurs africains, dont également CAMWATER. Particularité notable : l’expertise mobilisée est portée par un opérateur public africain, en l’occurrence l’ONEE, ce qui confère à l’initiative une dimension inédite.
Fort d’un réseau de laboratoires couvrant l’ensemble du territoire national et d’une expertise reconnue en matière de contrôle de la qualité de l’eau, l’Office se positionne comme un acteur de référence à l’échelle continentale. Cette dynamique s’inscrit dans une vision plus large, portée par les orientations africaines en matière de gestion des ressources hydriques.
Du côté de l’AFD, ce partenariat prolonge plusieurs décennies d’engagement dans le secteur de l’eau au Maroc. Il ouvre désormais une nouvelle phase tournée vers l’Afrique, avec l’ambition d’améliorer concrètement l’accès à une eau potable de qualité pour les populations.
Au-delà de l’atelier organisé à Rabat, l’initiative traduit une volonté affirmée de structurer une coopération technique durable, au service de l’intégration régionale et du développement des infrastructures essentielles sur le continent.


