Une nouvelle étape est franchie dans le projet de campus de centres de données verts à Dakhla, avec la signature d’une convention de partenariat lors de la 4ᵉ édition de GITEX Africa Morocco à Marrakech. Ce programme, baptisé « Igoudar Numérique », ambitionne de développer une capacité énergétique cible de 500 mégawatts dédiée à des infrastructures numériques de nouvelle génération.
Cet accord réunit plusieurs acteurs publics, dont le ministère de la Transition numérique, le ministère de la Transition énergétique, la région de Dakhla-Oued Eddahab, ainsi que le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement et la Caisse de Dépôt et de Gestion. Il formalise une convergence d’initiatives visant à structurer un projet à forte portée stratégique pour le Royaume.
Le projet s’inscrit dans la continuité d’accords conclus en 2025, notamment lors des Assises nationales de l’intelligence artificielle, avec pour objectif de rapprocher les politiques numériques et énergétiques. Il vise à faire de la souveraineté numérique un levier de développement territorial, tout en renforçant l’attractivité économique et la création d’emplois qualifiés.
La convention marque le lancement des études stratégiques nécessaires à la mise en œuvre opérationnelle du programme. Ces travaux doivent préciser les modalités de gouvernance, le modèle économique, les phases de déploiement ainsi que les mécanismes de financement, dans une logique de mobilisation conjointe des investissements publics et privés.
Le dispositif repose sur une architecture à deux niveaux : un volet souverain destiné à répondre aux besoins nationaux, et un second volet ouvert aux investisseurs privés, marocains et internationaux.
À travers cette initiative, le Maroc cherche à consolider son positionnement en tant que hub régional des infrastructures numériques durables, en lien avec les enjeux d’innovation, de compétitivité et d’intégration continentale, notamment sur la façade atlantique.


