L’assistance technique couvrira la préparation, le financement, les travaux et l’exploitation de projets répartis dans plusieurs régions.
Le partenariat public-privé ne dispense pas l’État de contrôler la performance des infrastructures. Dans l’irrigation, où chaque mètre cube devient stratégique, le Maroc veut renforcer le suivi des projets depuis leur préparation jusqu’à leur exploitation.
La Direction de l’irrigation et de l’aménagement de l’espace agricole prévoit de mobiliser une assistance technique pour évaluer, structurer et contrôler les projets réalisés en PPP. L’objectif annoncé est d’améliorer la gestion de l’eau, de sécuriser les investissements et de renforcer la durabilité des infrastructures dans un contexte de stress hydrique.
Des projets répartis dans plusieurs bassins
Le programme concerne notamment la Moulouya, le Gharb, Azemmour-Bir Jdid, Sidi Rahal, Kaddoussa, Guerdane, Chtouka, le Souss et Tiznit. Il couvre aussi Guelmim-Tan-Tan, Boujdour et Dakhla.
Les infrastructures alimentées par dessalement sont intégrées au dispositif, notamment celles liées aux projets d’OCP et au bassin de l’Oum Er-Rbia.
Diagnostiquer les réseaux et mesurer les besoins
La première phase doit porter sur l’état des infrastructures, les besoins en eau, les variantes techniques ainsi que les coûts d’investissement et d’exploitation. Les experts analyseront aussi les performances attendues, les contraintes de réalisation et le recours possible aux énergies renouvelables.
Le volet juridique et financier doit préciser la répartition des risques entre les partenaires, les tarifs, la demande future, les besoins de financement et les mécanismes éventuels de soutien public.
Le contrôle continuera après la signature
L’accompagnement couvrira les appels d’offres, l’analyse des propositions, les négociations et la finalisation des contrats. Pendant les travaux, il vérifiera la conformité aux plans, la qualité des matériaux, les obligations environnementales et l’avancement physique et financier.
Une fois les installations en service, le suivi portera sur les débits, la qualité de l’eau, la disponibilité des équipements, la continuité du service, l’énergie consommée et la maintenance.
Le PPP doit démontrer son efficacité hydrique
La stratégie Génération Green vise à doubler l’efficacité hydrique et à mieux valoriser le potentiel irrigable. Le nouveau dispositif doit donc permettre de comparer les performances attendues aux résultats obtenus et de corriger les écarts pendant toute la durée des contrats.
Les projets de Guerdane et de Chtouka ont déjà installé le PPP dans la politique marocaine d’irrigation. Le renforcement annoncé du pilotage cherche désormais à encadrer la préparation, le coût et la qualité de la nouvelle génération d’investissements.
Avec Aujourd’hui le Maroc


