La deuxième édition d’EVS Mobility Expo réunit constructeurs, équipementiers et acteurs de la recharge autour de la transition automobile.
Les salons de la mobilité électrique se multiplient plus vite que les bornes de recharge. L’ouverture à Casablanca de la deuxième édition d’EVS Mobility Expo Morocco met en lumière une industrie en accélération, mais aussi les questions encore non résolues pour l’automobiliste.
Organisé du 27 au 29 octobre 2026 à la Foire internationale de Casablanca, l’événement rassemble constructeurs, fournisseurs, start-up, investisseurs et spécialistes des véhicules électriques, des batteries, de la recharge et des infrastructures intelligentes.
Une industrie automobile déjà structurée
Le Maroc dispose d’un écosystème automobile de plus de 250 entreprises, de deux grands sites de production et d’un réseau de fournisseurs tourné vers l’exportation. L’électrification ouvre un nouveau cycle industriel autour des batteries, de l’électronique de puissance et des équipements de recharge.
Le salon veut positionner le Royaume comme plateforme africaine de la mobilité propre et rapprocher les industriels des décideurs publics.
L’acheteur a besoin de visibilité
Pour le consommateur, le choix d’un véhicule électrique dépend moins des démonstrations que du coût total : prix d’achat, financement, autonomie réelle, assurance, remplacement de la batterie et valeur de revente.
La disponibilité des bornes, l’interopérabilité des moyens de paiement et la transparence des tarifs restent tout aussi déterminantes. Sans cadre lisible, le marché risque de progresser principalement par les flottes d’entreprises et les acheteurs urbains les mieux équipés.
La transition doit inclure le véhicule d’occasion
Le marché marocain repose largement sur l’occasion. La prochaine étape devra donc encadrer l’évaluation de l’état des batteries, les garanties et la réparabilité. C’est à cette condition que l’électrique pourra sortir du statut de vitrine technologique pour devenir une solution accessible.


