Le portefeuille prévoit 17,3 GW d’électricité renouvelable, 6,5 GW d’électrolyse et un million de tonnes d’hydrogène par an.
L’hydrogène vert marocain quitte progressivement la phase des annonces pour entrer dans celle des études qui déterminent si les projets peuvent réellement être financés et construits. Six dossiers sélectionnés dans les régions du Sud passent aux études pré-FEED puis FEED.
Le portefeuille est évalué à 34 milliards de dollars, soit environ 334 milliards de dirhams. Il prévoit 17,3 GW d’électricité renouvelable, 6,5 GW d’électrolyse et une production d’un million de tonnes d’hydrogène par an.
Deux projets à Guelmim, un à Laâyoune et trois à Dakhla
Les installations seront réparties entre Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab. Elles viseront principalement l’ammoniac, ainsi que le méthanol, les carburants de synthèse et l’acier vert.
Les consortiums réunissent notamment Ortus Power Resources, Acciona, Nordex, Taqa, Moeve, Nareva, Acwa Power, United Energy Group et China Three Gorges.
Les études doivent trancher les questions les plus coûteuses
La phase pré-FEED précise le procédé, l’alimentation en électricité et en eau, l’implantation, les raccordements et une première estimation des coûts. La phase FEED arrête ensuite la configuration technique, le budget et le calendrier avant la décision finale d’investissement.
Le financement, les contrats d’achat, les autorisations et les chantiers dépendront des résultats de ces études. Les contrats de réservation de terrain accordés aux consortiums ne constituent donc pas encore une décision de construction.
L’eau et les infrastructures restent les angles décisifs
La puissance renouvelable prévue dépasse d’environ 42% toute la capacité électrique installée au Maroc fin 2025. À ce parc s’ajouteront les électrolyseurs, les unités de dessalement, les usines de conversion et les infrastructures d’expédition.
Le débat ne peut donc pas se limiter au volume d’investissement. Il doit aussi porter sur la consommation d’eau, le coût des réseaux, la valeur ajoutée industrielle locale et les garanties accordées aux investisseurs. Sans ces réponses, l’hydrogène restera une promesse d’exportation plus qu’une filière nationale.
Une offre lancée en 2024
L’Offre Maroc pour l’hydrogène vert a engagé la sélection des investisseurs avant l’annonce de six projets en mars 2025. Leur passage en ingénierie constitue la prochaine étape, mais chaque dossier avancera à son propre rythme jusqu’à une éventuelle décision finale d’investissement.
Avec Barlamane


