La durabilité quitte progressivement le registre des engagements généraux pour entrer dans celui des règles de gestion. Les entreprises marocaines sont désormais invitées à intégrer les droits humains, l’environnement, l’intégrité, la transparence et la fiscalité dans leur conduite opérationnelle.
Challenge rapporte que l’AMDIE et l’OCDE ont réuni, les 20 et 21 octobre à Rabat, les acteurs économiques et institutionnels autour de la conduite responsable des entreprises. La rencontre doit notamment déboucher sur cinq mémorandums d’entente consacrés à la gouvernance, à l’intégrité et au développement durable.
Les accords associent l’INPPLC, l’ANGSPE, la CGEM, l’AMITH et la FENAGRI. Ils doivent renforcer la coopération entre institutions publiques et organisations professionnelles et favoriser des initiatives conjointes.
Onze domaines couverts par les principes directeurs
Le Maroc adhère depuis 2009 à la Déclaration de l’OCDE sur l’investissement international et les entreprises multinationales. Les principes directeurs associés, actualisés en 2023, couvrent onze domaines.
Ils concernent notamment les droits humains, les conditions de travail, l’environnement, la lutte contre la corruption, la transparence, la concurrence et la fiscalité. Le devoir de diligence demande aux entreprises d’identifier, de prévenir et d’atténuer les effets négatifs de leurs activités et de leurs relations d’affaires.
Sept régions et huit ateliers depuis 2024
Le Point de contact national marocain, présidé et animé par l’AMDIE, diffuse ces principes, forme les entreprises et facilite le dialogue lorsque leur application provoque un différend.
Depuis 2024, sa tournée a couvert sept régions, avec sept événements régionaux et huit ateliers de formation. Le PCN a également participé à 31 rencontres consacrées à la conduite responsable des entreprises.
Un réseau international de 52 pays
Le dispositif marocain appartient à un réseau de 52 Points de contact nationaux. Depuis 2023, son fonctionnement associe les administrations, le patronat représenté par la CGEM et les organisations syndicales les plus représentatives.
Les accords annoncés à Rabat visent ainsi à rapprocher les standards internationaux des pratiques nationales et à inscrire la responsabilité des entreprises parmi les facteurs de compétitivité et d’attractivité du Maroc.


