Le dessalement change d’échelle au Maroc. L’objectif de 1,8 milliard de mètres cubes en 2031 place désormais cette technologie au cœur de la sécurité hydrique, alors que sa généralisation suppose une accélération simultanée des capacités de production et de l’alimentation énergétique.
Le Matin rapporte l’engagement présenté par la cheffe du gouvernement Fatima Ezzahra El Mansouri dans le programme du nouvel Exécutif. Le gouvernement prévoit d’accélérer la réalisation des stations de dessalement pour mobiliser 1,8 milliard de mètres cubes à l’horizon 2031.
Cette orientation doit renforcer la sécurité hydrique du pays face à la raréfaction de la ressource conventionnelle. Elle s’inscrit dans un ensemble d’objectifs qui associent eau, énergie et adaptation des infrastructures.
Le dessalement devient une capacité structurelle
Le volume annoncé ne présente plus le dessalement comme une réponse ponctuelle réservée aux zones côtières. Il en fait une composante durable de l’approvisionnement national en eau.
L’objectif implique d’accélérer les chantiers de stations et les équipements nécessaires à l’acheminement de l’eau produite vers les territoires et les usages concernés.
Une montée en puissance liée aux renouvelables
Le programme gouvernemental relie cette accélération à la poursuite du développement des énergies renouvelables. Le Maroc vise une part supérieure à 52 % dans le mix électrique à l’horizon 2030.
Cette articulation doit accompagner une activité de dessalement appelée à mobiliser des quantités importantes d’énergie. L’objectif annoncé place ainsi la planification de l’eau et celle de l’électricité dans une même trajectoire.
Un horizon rapproché
L’échéance de 2031 laisse cinq années pour transformer la capacité annoncée en stations opérationnelles et en volumes réellement mobilisés. Le programme fixe donc un cap chiffré et rapproché.
La sécurité hydrique dépendra de la capacité à tenir ce calendrier, à mettre en service les installations et à relier leur production aux besoins des ménages, des villes et des activités économiques.


