Le Maroc franchit une nouvelle étape dans la structuration de sa finance durable avec le lancement d’une consultation publique sur le projet de Taxonomie Financière Verte du Maroc (TFVM). Cette initiative, portée conjointement par le ministère de l’Économie et des Finances, Bank Al-Maghrib, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) et le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, vise à finaliser un référentiel national destiné à orienter les investissements vers les activités contribuant à la transition climatique.
Cette consultation a pour objectif de recueillir les observations des institutions, des entreprises, des investisseurs, des experts et du grand public afin d’enrichir le projet avant son adoption définitive.
Élaborée avec l’appui technique de la Banque mondiale et d’Expertise France (Groupe Agence française de développement), la taxonomie s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie de développement de la finance climat à l’horizon 2030, ainsi que des engagements du Maroc en matière de lutte contre le changement climatique, notamment sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) et la Stratégie nationale bas carbone à l’horizon 2050.
La Taxonomie Financière Verte du Maroc constituera un référentiel commun permettant d’identifier et de classifier les activités économiques considérées comme durables selon des critères scientifiques et techniques harmonisés. Son objectif est d’améliorer l’orientation des financements vers les projets verts tout en renforçant la gestion des risques climatiques par les acteurs du secteur financier.
Dans cette première phase, le dispositif couvre les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre, notamment l’énergie, les transports et l’industrie. Il définit les activités contribuant à l’atténuation du changement climatique ainsi que celles renforçant l’adaptation et la résilience face aux risques climatiques.
La consultation porte notamment sur la pertinence des critères techniques proposés, la lisibilité du référentiel, les modalités de son déploiement progressif et les besoins d’accompagnement des différents utilisateurs.
Les contributions pourront être transmises jusqu’au 31 juillet 2026, avant la finalisation de ce référentiel appelé à devenir un outil central du développement de la finance verte au Maroc et de la mobilisation des investissements en faveur de la transition écologique.



