Longtemps associée au développement de l’éolien, Nareva élargit désormais son champ d’action pour accompagner les nouveaux défis énergétiques et hydriques du Royaume. Gaz naturel, transport d’électricité et dessalement de l’eau de mer deviennent les nouveaux piliers d’une stratégie fondée sur la souveraineté énergétique.
Portée par un partenariat conclu avec Taqa Morocco et soutenue par le Fonds Mohammed VI pour l’investissement, cette feuille de route représente un programme de près de 130 milliards de dirhams à l’horizon 2030. L’objectif est double: renforcer la sécurité d’approvisionnement du pays tout en accélérant l’intégration des énergies renouvelables.
Le virage vers le gaz naturel constitue l’une des principales évolutions du groupe. Nareva a récemment pris le contrôle de la centrale de Tahaddart, d’une capacité de 400 mégawatts, et prévoit son extension à travers le projet Tahaddart 2 et 3, qui pourrait ajouter entre 1.000 et 1.400 mégawatts supplémentaires au réseau national.
Cette orientation répond à une réalité technique de la transition énergétique. Si l’éolien et le solaire poursuivent leur progression, le gaz apparaît comme une énergie de transition capable d’assurer la stabilité du système électrique lorsque les conditions climatiques limitent la production renouvelable.
Le groupe ne renonce pas pour autant à ses ambitions vertes. Avec près de 2.000 mégawatts de capacité éolienne installée, Nareva demeure l’un des principaux acteurs des énergies renouvelables au Maroc. L’entreprise participe également, aux côtés du saoudien Acwa Power, au développement du mégaprojet solaire Noor Midelt 2 et 3.
La stratégie intègre également le transport d’électricité, avec la future ligne à haute tension de 3 gigawatts destinée à relier le sud du pays, riche en ressources renouvelables, au centre économique du Royaume. Un chantier considéré comme essentiel pour fluidifier les échanges énergétiques et sécuriser l’approvisionnement national.
Autre priorité: le dessalement de l’eau de mer. Face au stress hydrique croissant, les investissements dans cette filière deviennent indissociables des enjeux énergétiques, les nouvelles stations étant largement alimentées par des sources renouvelables afin de limiter leur empreinte carbone.
Au final, la transition énergétique marocaine ne repose plus uniquement sur le développement du solaire et de l’éolien. Elle s’appuie désormais sur un modèle plus équilibré, combinant énergies propres, capacités flexibles au gaz, infrastructures électriques modernes et sécurité hydrique. Une approche qui place la souveraineté énergétique au cœur des priorités économiques du Royaume.
Avec Jeune Afrique




