Le groupe AMEA Power engage une nouvelle phase du complexe de dessalement d’Agadir, en y associant production d’eau potable et alimentation par énergie éolienne. Ce projet structurant illustre une évolution des modèles industriels, désormais conçus pour répondre simultanément aux enjeux hydriques et énergétiques.
Cette extension, réalisée en partenariat avec l’opérateur espagnol Cox, marque une étape importante avec une capacité totale portée à 400.000 m³ d’eau par jour. L’installation figure ainsi parmi les plus importantes unités de dessalement en Afrique, dans un contexte de pression croissante sur les ressources hydriques.
Le projet repose sur une logique intégrée : l’usine sera alimentée par un parc éolien de 150 MW situé à Laâyoune, également développé par AMEA Power. Cette configuration vise à réduire l’empreinte énergétique du dessalement, activité traditionnellement très consommatrice d’électricité.
Au-delà de la performance technique, cette approche traduit une transformation des infrastructures, désormais pensées en complémentarité. L’association directe entre production d’eau et énergie renouvelable permet d’améliorer l’efficacité globale tout en limitant le recours aux sources fossiles.
Sur le plan financier, l’investissement global dépasse 250 millions d’euros pour la seconde phase du dessalement et le parc éolien associé. La mise en service de l’extension est attendue d’ici fin 2026, tandis que le parc éolien devrait être opérationnel en 2027.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie de diversification du groupe, notamment à travers sa plateforme dédiée Water Alliance Ventures, qui vise à intégrer les enjeux liés à l’eau dans son portefeuille d’activités énergétiques.
Pour le Maroc, cette initiative répond à un double impératif : sécuriser l’approvisionnement en eau dans un contexte de stress hydrique durable, tout en poursuivant la transition vers un mix énergétique plus propre. Elle confirme également l’attractivité du Royaume pour les projets combinant infrastructures énergétiques et solutions hydriques.
Dans une dynamique marquée par le changement climatique et la croissance démographique, ce type de dispositif hybride s’impose progressivement comme un standard, en apportant des réponses concrètes à des contraintes désormais étroitement liées.


