Le Maroc confirme son rôle de référence africaine dans les énergies renouvelables. Du 8 au 12 juin à Marrakech, des représentants de 17 pays africains participent à un programme de renforcement des capacités consacré aux mécanismes d’appels d’offres dans le secteur de l’énergie verte.
Organisée par MASEN avec le soutien de plusieurs partenaires internationaux, dont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’Agence française de développement, la GIZ et l’IRENA, cette rencontre vise à aider les pays participants à mieux structurer leurs projets et à attirer davantage d’investissements dans les énergies renouvelables.
L’enjeu est majeur pour le continent. Alors que les besoins énergétiques africains continuent de progresser, les appels d’offres compétitifs sont devenus un outil essentiel pour réduire les coûts des projets, améliorer leur bancabilité et sécuriser leur financement.
Cette session s’inscrit dans la continuité d’un premier atelier organisé à Rabat en 2025. Après plusieurs mois de formation à distance, les participants travaillent désormais sur des cas pratiques liés à la préparation, au lancement et à la gestion de projets solaires et éoliens.
L’un des temps forts du programme est la visite du complexe solaire Noor Ouarzazate, considéré comme l’un des projets emblématiques de la transition énergétique mondiale. Cette immersion permet aux délégations africaines de découvrir concrètement l’expérience marocaine en matière de développement, de financement et d’exploitation des infrastructures renouvelables.
Pour le Maroc, cette initiative renforce également sa stratégie de coopération Sud-Sud. Au-delà du partage d’expertise, le Royaume consolide son positionnement comme plateforme régionale de compétences dans les métiers de la transition énergétique.
Les pays représentés lors de cette rencontre sont le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, les Comores, la République centrafricaine, la Côte d’Ivoire, le Gabon, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Rwanda, le Sénégal, le Tchad, le Togo et la Tunisie.
À mesure que les investissements verts gagnent en importance sur le continent, la capacité à structurer des projets attractifs pour les investisseurs devient un facteur déterminant. C’est précisément sur ce terrain que le Maroc cherche aujourd’hui à capitaliser sur l’expérience acquise au cours des quinze dernières années.


