Le Maroc et la Norvège ont officialisé un accord de coopération visant à renforcer leur collaboration dans le domaine des mécanismes du marché du carbone, dans le cadre de l’article 6.2 de l’Accord de Paris.
La signature de cet accord a eu lieu lors d’une réunion à distance entre Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, et Andreas Bjelland Eriksen, ministre norvégien du Climat et de l’Environnement. L’objectif affiché est de développer des projets conjoints générant des résultats d’atténuation transférables à l’international, en appui aux engagements climatiques des deux pays.
Le dispositif prévoit notamment la mise en œuvre d’un programme d’incitation à la production d’énergies renouvelables, incluant le développement d’environ 2 GW de capacités installées sur la période 2026-2036. Ce programme intègre également des solutions de stockage par batteries et cible en priorité les projets nécessitant un soutien financier complémentaire via les mécanismes du marché du carbone.
Selon les orientations du partenariat, ces projets pourraient permettre une réduction estimée jusqu’à 10 millions de tonnes de CO₂ d’ici 2030, tout en renforçant l’attractivité des investissements verts et en favorisant le transfert de technologies ainsi que la création d’emplois.
Cet accord s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée entre les deux pays, déjà illustrée par des échanges institutionnels récents autour de la transition énergétique, des énergies renouvelables et du développement de l’hydrogène vert. Le Maroc y met en avant ses ambitions de positionnement comme acteur majeur des marchés carbone en Afrique.
La Norvège, de son côté, s’appuie sur une forte capacité d’investissement dans l’économie verte, notamment à travers son fonds souverain, l’un des plus importants au monde.
Dans ce contexte, le Maroc poursuit également la structuration de son écosystème carbone, notamment à travers des initiatives telles que le développement de clusters dédiés et la mise en place de plateformes de marché visant à attirer des financements internationaux et à structurer une filière nationale des crédits carbone.
Le marché du carbone repose sur un système d’échange de crédits correspondant à des réductions ou absorptions d’émissions de gaz à effet de serre, permettant aux États et aux entreprises de compenser leurs émissions dans un cadre encadré et vérifié.


