Le Maroc porte sa production annuelle d’eau dessalée à 420 millions de mètres cubes, avec une ambition de montée en puissance jusqu’à 1,7 milliard de m³, selon une annonce du ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, devant la Chambre des conseillers.
Cette orientation s’inscrit dans une feuille de route nationale visant à diversifier les sources d’approvisionnement en eau et à réduire la dépendance aux barrages et aux nappes phréatiques, dans un contexte de tension hydrique structurelle.
Le programme prévoit l’accélération du déploiement d’unités de dessalement sur plusieurs territoires. Un projet majeur est notamment annoncé à Tiznit, avec une capacité pouvant atteindre 350 millions de m³. Ce projet doit contribuer à la fois à l’alimentation en eau potable et au soutien de l’activité agricole dans les zones concernées.
Parallèlement, les autorités engagent une politique d’interconnexion entre bassins hydrauliques. Une première liaison entre les bassins du Bouregreg et de l’Oum Er-Rbia doit démarrer en décembre prochain, avec des extensions prévues vers Oued Laou et le bassin du Sebou.
Ces infrastructures permettront des transferts annuels estimés entre 1 et 1,2 milliard de mètres cubes vers les zones déficitaires, afin de sécuriser l’approvisionnement en eau potable et de soutenir l’irrigation, notamment dans les plaines de Doukkala et de Chaouia.
L’ensemble de ces projets s’inscrit dans une stratégie globale de sécurisation des ressources hydriques et de renforcement de la résilience du système agricole et territorial face aux contraintes climatiques.


