L’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), membre du Groupe de la Banque mondiale, intensifie son action en Afrique pour faciliter la mobilisation de capitaux privés dans des secteurs stratégiques.
En 2026, l’institution cible principalement les énergies renouvelables, mais aussi l’agro-industrie, les infrastructures numériques et la santé, dans un contexte marqué par une forte demande en infrastructures et en industrialisation.
Dans cette dynamique, la MIGA a conclu un accord avec AMEA Power portant sur un portefeuille de garanties pouvant atteindre 1,48 milliard de dollars. Ce dispositif concerne 23 projets d’énergie renouvelable répartis sur plusieurs pays africains, notamment la Côte d’Ivoire, le Togo, l’Ouganda et Djibouti.
Selon les éléments communiqués, cette opération pourrait générer jusqu’à 1,65 milliard de dollars d’investissements privés. Elle illustre aussi une évolution de la stratégie de la MIGA, qui passe d’une approche projet par projet à une logique de portefeuille, afin d’accélérer le financement du développement sur le continent.
L’institution indique également viser un objectif global de connexion de 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030.
Au-delà de l’énergie, les garanties couvrent aussi des projets dans l’agro-industrie, le numérique et la santé, considérés comme des leviers de transformation économique. En réduisant les risques liés à l’instabilité politique, aux restrictions de change ou à l’exécution des contrats, la MIGA cherche à renforcer l’attractivité du continent pour les investisseurs privés.
Source: africa24tv.com


