L’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) a réagi aux informations circulant dans certains médias et sur les réseaux sociaux concernant les forêts de cèdres des massifs de Bouiblane et de Bounaceur, en démentant l’existence d’un « abattage systématique » ou de « mafias organisées ».
Dans un communiqué explicatif, l’ANEF indique que des investigations approfondies ont été menées sur les zones concernées, notamment dans l’espace de Boutelfine-Tamjilt, situé entre les provinces de Guercif et de Boulemane. Ces vérifications ont été conduites par ses services régionaux des directions de Fès-Meknès et de l’Oriental, dans le cadre de commissions locales et régionales de suivi et de contrôle.
Selon l’agence, les constats réalisés montrent qu’une partie des images et informations diffusées correspond à des infractions anciennes remontant à la fin de l’année 2025, déjà identifiées par les services compétents et ayant fait l’objet de procédures juridiques et réglementaires.
Concernant les faits plus récents, l’ANEF évoque uniquement deux cas isolés : le premier relatif à l’abattage illégal d’un seul cèdre, et le second à un arbre déjà tombé à la suite de conditions météorologiques marquées par des vents forts et des chutes de neige.
L’agence estime que la présentation de ces cas isolés comme une déforestation systématique ne reflète pas la réalité du terrain et ne correspond pas au dispositif de suivi et de contrôle continu mis en place avec ses partenaires au niveau local et régional.
L’ANEF souligne également que les zones concernées se trouvent dans des reliefs montagneux accidentés, enclavés et proches de zones frontalières, ce qui complique leur surveillance, notamment en période hivernale. Cette configuration peut, selon elle, être exploitée de manière opportuniste par certains contrevenants.
Enfin, l’agence réaffirme que toute atteinte au domaine forestier fait systématiquement l’objet d’un traitement conforme aux dispositions légales en vigueur.


