Le Maroc entre en 2026 dans une phase d’évaluation approfondie de sa politique énergétique, menée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Cet exercice portera à la fois sur l’ensemble de la stratégie nationale et sur la sécurité d’approvisionnement, dans un contexte marqué par l’accélération des transitions énergétiques et les incertitudes géopolitiques.
Cette revue s’inscrit dans le cycle régulier des évaluations réalisées par l’AIE tous les cinq à six ans. Pour le Royaume, il s’agit du troisième examen depuis 2014. L’objectif est de dresser un bilan global des choix opérés et de formuler des recommandations concrètes pour ajuster la trajectoire engagée.
Quatre axes structureront cette analyse : la sécurité énergétique, le développement économique, la durabilité environnementale et l’intégration internationale. Au-delà d’un simple diagnostic, l’enjeu consiste à adapter la stratégie nationale aux nouvelles exigences de compétitivité, de résilience et de transition bas carbone.
En parallèle, une attention particulière sera portée à la sécurité d’approvisionnement. Cette analyse spécifique répond à une préoccupation croissante face aux vulnérabilités liées aux importations énergétiques et aux fluctuations des marchés internationaux.
Cette démarche s’inscrit dans un partenariat renforcé entre le Maroc et l’AIE, relancé en 2024 lors de la COP29. Ce cadre de coopération couvre plusieurs chantiers structurants, notamment la régulation des marchés de l’électricité et du gaz, le développement des énergies renouvelables et de l’hydrogène, ainsi que la gestion des marchés carbone.
Parmi les sujets techniques en cours figure également la mise en place des certificats d’attribut énergétique (EACs), destinés à garantir l’origine renouvelable de l’électricité. Leur reconnaissance à l’international constitue un enjeu stratégique, en particulier pour les exportateurs marocains confrontés aux nouvelles exigences européennes en matière de carbone.
À travers cette double évaluation, c’est l’ensemble du système énergétique national qui sera analysé. L’objectif est de consolider les acquis, d’identifier les marges d’amélioration et d’anticiper les défis futurs dans un environnement énergétique en mutation rapide.



