Le Maroc poursuit sa transition énergétique avec une montée en puissance marquée des énergies renouvelables. Selon les données de l’IRENA, la capacité installée est passée de 2.417 MW en 2016 à 4.851 MW à fin 2025, soit plus du double en une décennie.

Cette progression s’inscrit dans l’objectif de porter la part des énergies renouvelables à 52 % du mix électrique à l’horizon 2030. Elle repose sur une stratégie volontariste et sur une attractivité croissante pour les investissements dans les énergies propres.

Le développement du solaire constitue l’un des principaux moteurs de cette dynamique. Sa capacité a été multipliée par plus de cinq sur la période, portée par de grands projets structurants et par l’essor du photovoltaïque. Face aux contraintes du solaire thermodynamique, le Maroc a progressivement réorienté ses choix vers des technologies plus compétitives et plus rapides à déployer.

L’éolien demeure toutefois la première source d’énergie renouvelable du pays, représentant plus de la moitié de la capacité installée. En dix ans, cette filière a presque triplé, confirmant le positionnement du Maroc comme acteur majeur dans la région.

L’hydroélectricité, en revanche, reste stable, pénalisée par les aléas climatiques, tandis que la bioénergie conserve un rôle marginal. Les systèmes hors réseau progressent légèrement, traduisant le développement de solutions autonomes.

Au total, les énergies renouvelables représentent désormais près de 40 % de la capacité électrique nationale, contre moins de 30 % en 2016. Dans la production effective, leur part s’établit à 27 %, malgré des variations liées aux conditions climatiques et à la disponibilité des installations.

Le mix énergétique reste encore dominé par le charbon, qui représente environ 60 % de la production, mais sa part tend à diminuer progressivement. Le gaz naturel joue un rôle complémentaire pour stabiliser le réseau, tandis que le stockage de l’énergie devient un enjeu central avec le développement du solaire.

Dans cette perspective, le Maroc investit dans des solutions de stockage, notamment les stations de transfert d’énergie par pompage et les batteries, afin de gérer l’intermittence des énergies renouvelables.

À l’échelle régionale, le Royaume se distingue par la rapidité de son déploiement, se positionnant en tête au Maghreb. Cette dynamique devrait se poursuivre, avec de nouveaux projets visant à renforcer la souveraineté énergétique et à soutenir l’industrialisation.

Au-delà de l’augmentation des capacités, l’enjeu porte désormais sur la construction d’un système énergétique intégré, capable d’assurer flexibilité, résilience et compétitivité dans un environnement en mutation.

Avec Le360

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