La logistique promet souvent de devenir plus verte, mais sans données de départ ni objectifs chiffrés, la promesse reste invérifiable. Pour la SNTL, qui intervient à la fois dans le parc automobile public, le transport et l’immobilier logistique, la première bataille est donc celle de la mesure.
En effet, la société prépare une stratégie ESG intégrée et une feuille de route à l’horizon 2030. L’étude devra couvrir la société, ses activités et ses filiales, notamment SNTL Assurances, LOGDEV, SNTL Supply Chain et ILS.
Le travail annoncé comprend un diagnostic, une cartographie des parties prenantes, une analyse de double matérialité conforme aux normes européennes ESRS, des indicateurs de performance et un plan d’action assorti d’un calendrier et d’une estimation des ressources. Les données historiques de 2023 à 2025 serviront de référence, complétées par celles de 2026 lorsqu’elles seront disponibles.
Mais quid des résultats rendus publics, des émissions de la flotte, de la consommation énergétique des plateformes et des critères imposés aux partenaires ? Une stratégie ESG n’a d’utilité que si elle révèle les arbitrages et permet de comparer les progrès aux moyens engagés. La double matérialité doit montrer à la fois l’effet des risques environnementaux sur la SNTL et l’effet de ses activités sur l’environnement et la société.
Pour rappel, la SNTL exerce des missions de service public, notamment pour la gestion de la flotte de l’État, des collectivités et des établissements publics. Cette position rend la transparence particulièrement importante : les objectifs environnementaux concernent à la fois la performance du groupe et la bonne utilisation des ressources publiques.
Avec ALM


