L’Agence du bassin hydraulique du Sebou veut mesurer le potentiel du solaire flottant sur douze grands barrages répartis dans sept provinces. Un appel d’offres a été lancé pour déterminer la faisabilité technique, environnementale et économique de centrales photovoltaïques installées directement sur les retenues d’eau.
L’étude concerne notamment Al Wahda, Idriss Ier, El Kansera, Ouljet Essoltane, M’daz, Sidi Chahed et Bab Louta. Elle devra identifier les sites les plus prometteurs, évaluer les surfaces mobilisables, les puissances pouvant être installées et leur production électrique potentielle.
Le travail ira au-delà d’une simple cartographie du potentiel. Les contraintes liées à l’exploitation et à la sécurité des barrages, au raccordement électrique, au foncier, à l’environnement et au cadre réglementaire devront également être examinées.
Plusieurs scénarios seront étudiés, allant de projets pilotes à des installations de plus grande envergure. Pour les barrages finalement retenus, des avant-projets détaillés seront préparés ainsi que les dossiers nécessaires à de futurs appels d’offres.
L’étude devra également déterminer le modèle économique et institutionnel le plus pertinent : maîtrise d’ouvrage directe, concession, partenariat public-privé ou modèle de producteur indépendant d’électricité.
L’intérêt du solaire flottant réside dans la possibilité de faire converger infrastructures hydrauliques et production énergétique, plutôt que de mobiliser de nouvelles surfaces terrestres. Le passage à une étude couvrant simultanément douze barrages indique surtout que le sujet commence à être envisagé à l’échelle d’un bassin hydraulique et non plus comme une simple expérimentation isolée.



