La transition écologique s’impose progressivement comme un enjeu de compétitivité pour l’industrie agroalimentaire marocaine. Lors du Forum national sur la décarbonation des industries alimentaires, organisé par la FENAGRI sous l’égide des ministères de l’Industrie et de la Transition énergétique, COSUMAR a été distinguée pour ses efforts en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Le groupe sucrier a reçu le Prix de la réduction des émissions de GES, une reconnaissance qui récompense une stratégie engagée depuis plusieurs années pour diminuer l’empreinte carbone de ses activités industrielles. Depuis 2016, l’entreprise affirme avoir réduit ses émissions de CO₂ de 45,5%, grâce à une meilleure maîtrise de sa consommation énergétique, à l’intégration progressive de procédés moins émetteurs et à la valorisation de ses coproduits.
Pour les consommateurs, ces démarches répondent à des attentes croissantes en matière de production responsable et de durabilité. L’empreinte environnementale des produits alimentaires devient en effet un critère de plus en plus pris en compte, aussi bien sur le marché local que sur les marchés d’exportation.
Dans cette logique, COSUMAR développe actuellement un projet de récupération et de valorisation du dioxyde de carbone issu de ses procédés industriels. Ce programme, qui mobilise un investissement supérieur à 500 millions de dirhams, doit permettre de traiter jusqu’à 20.000 tonnes de CO₂ par an. Sa mise en service est prévue au premier trimestre 2027.
Cette distinction intervient dans un contexte où l’industrie agroalimentaire marocaine, qui représente une part importante de l’activité industrielle nationale, est appelée à réduire progressivement sa dépendance énergétique et son impact environnemental. Les acteurs du secteur travaillent ainsi à l’élaboration d’une feuille de route nationale de décarbonation à l’horizon 2040, destinée à concilier compétitivité, sécurité alimentaire et transition écologique.
Pour les entreprises comme pour les consommateurs, l’enjeu dépasse désormais la seule performance économique. Il s’agit aussi de construire des modes de production capables de répondre aux nouvelles exigences environnementales tout en préservant l’accessibilité et la qualité des produits alimentaires.


