L’axe Washington-Rabat franchit un cap historique dans les provinces du Sud. L’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA) a accordé une subvention au consortium ORNX pour mener l’étude d’ingénierie préliminaire d’un complexe mondial d’ammoniac vert à Laâyoune. Ce premier financement direct du gouvernement américain au secteur privé dans le Sahara marocain consolide le leadership du Royaume dans les énergies propres.
Le potentiel énergétique du Sahara marocain attire désormais le soutien institutionnel et financier de la première puissance mondiale. Réunis à Laâyoune ce mardi 28 juillet 2026, Thomas Hardy, directeur adjoint de l’USTDA, et Peter A. Gish, directeur général d’ORNX, ont signé la convention de subvention en présence de l’ambassadeur des États-Unis au Maroc, Duke Buchan III, du wali de la région Abdeslam Bekrate et du président de région Sidi Hamdi Ould Errachid.
Ce projet structurant s’inscrit au cœur de l’Offre Maroc pour l’Hydrogène Vert, déployée conformément à la Haute Vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour positionner le Royaume en tant que hub industriel et énergétique de premier plan.
Un premier soutien financier américain historique au Sahara marocain
Au-delà de la portée industrielle, l’accord revêt une dimension géopolitique majeure. Il concrétise les engagements financiers américains dans la région et réaffirme l’appui de Washington à la souveraineté du Maroc.
« Il s’agit du premier financement accordé par le gouvernement américain au secteur privé dans le Sahara marocain. Cette étape historique associe les ressources naturelles et le capital humain du Maroc à l’innovation technologique américaine. »
— Duke Buchan III, Ambassadeur des États-Unis au Maroc.
L’ambassadeur américain a profité de cette cérémonie pour réitérer le soutien ferme des États-Unis au plan marocain d’autonomie, qualifié de seule solution juste et durable pour garantir la prospérité continentale.
Études d’ingénierie et mobilisation des investissements
La subvention octroyée par l’USTDA va permettre de finaliser l’ensemble des études techniques de faisabilité et d’ingénierie préliminaire. Ces travaux sont essentiels pour définir le modèle industriel, accélérer le calendrier d’exécution et faciliter la levée des capitaux privés internationaux nécessaires à la construction de l’usine.
Pour Mohamed Amine Belhaj, directeur de la diplomatie économique au ministère des Affaires étrangères, cette signature — qui intervient alors que les deux nations célèbrent le 250ᵉ anniversaire de leurs relations diplomatiques — prouve la capacité du partenariat stratégique maroco-américain à se traduire en investissements industriels créateurs d’emplois durables et de valeur ajoutée locale.
(Avec Le Matin)


