Le Royaume passe à la vitesse supérieure dans sa révolution industrielle. Avec le lancement de la première usine géante et intégrée de fabrication de batteries pour véhicules électriques sur le continent, portée par le géant mondial Gotion High-Tech dans la région Rabat-Salé-Kénitra, le Maroc s’impose comme un acteur incontournable de la mobilité décarbonée globale.
C’est l’un des investissements industriels les plus importants de l’histoire du Royaume. S’inscrivant au cœur des directives royales sur la souveraineté industrielle et la transition énergétique, l’implantation de cette Gigafactory propulse le Maroc au rang de plateforme d’exportation stratégique vers les marchés européen, africain et moyen-oriental.
Une capacité de 10 GWh pour démarrer, visant 100 GWh à terme
Le projet industriel repose sur un calendrier de déploiement ambitieux :
- Phase initiale : Une capacité de production annuelle de 10 GWh dédiée aux cellules et packs de batteries Lithium-Fer-Phosphate (LFP).
- Capacité cible : Une montée en puissance progressive jusqu’à 100 GWh, plaçant le Maroc parmi les principaux producteurs mondiaux de batteries électriques.
Cette capacité permettra de fournir les constructeurs automobiles mondiaux engagés dans la décarbonation complète de leurs gammes.
Un écosystème à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois
Au-delà de l’assemblage automobile traditionnel où le Maroc excelle déjà, le projet permet de remonter la chaîne de valeur vers les composants à très forte technicité.
L’usine va accélérer l’émergence d’un écosystème local complet intégrant les matériaux actifs de cathode, la chimie fine, les composants électroniques et le recyclage des batteries, s’appuyant notamment sur la valorisation du phosphate marocain. Il en découle la création de plusieurs milliers d’emplois directs et indirects, assortie d’un transfert technologique de pointe.
Pourquoi la plateforme Maroc séduit les géants de l’électrique ?
L’attractivité du Royaume s’appuie sur sa stabilité institutionnelle, une industrie automobile hautement compétitive, des accords de libre-échange connectés à plus de 2,5 milliards de consommateurs, et un mix énergétique national de plus en plus vert permettant d’afficher une empreinte carbone minimale.


