Le Maroc devra mobiliser près de 78 milliards de dollars d’ici 2050 pour réussir sa transition énergétique, selon des estimations relayées dans un entretien accordé par Sabrine Emran, économiste senior au sein du Policy Center for the New South.
L’analyse souligne que malgré les avancées enregistrées depuis le lancement de la stratégie énergétique nationale en 2009, le Royaume reste confronté à plusieurs défis structurels, notamment une forte dépendance aux importations d’énergie fossile, qui couvrent encore près de 90% des besoins nationaux.
Le Maroc a toutefois considérablement renforcé la part des énergies renouvelables dans sa capacité électrique installée, qui atteint désormais environ 45%, grâce au développement des projets solaires et éoliens.
Malgré cette progression, les combustibles fossiles, notamment le charbon, continuent de représenter une part importante du mix énergétique national.
L’enjeu principal des prochaines décennies réside désormais dans la mise en œuvre d’une transition énergétique capable d’attirer davantage d’investissements privés et de soutenir la compétitivité du pays dans un contexte international marqué par les exigences croissantes de décarbonation.
Selon les analyses relayées, cette transformation nécessitera des investissements massifs dans les infrastructures énergétiques, les réseaux électriques, les capacités de stockage, l’hydrogène vert ainsi que les technologies de flexibilité du système électrique.
Le Maroc ambitionne parallèlement de renforcer son positionnement régional dans les énergies renouvelables et l’hydrogène vert, avec plusieurs projets industriels et partenariats internationaux en cours de développement.
Avec FNH


