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Le secteur des transports s’impose comme un enjeu central dans la trajectoire énergétique du Maroc. À Morocco, une nouvelle initiative soutenue par la GIZ vise à structurer un système national de suivi des données de mobilité afin d’améliorer la planification des politiques publiques et d’accélérer la transition vers des modèles plus durables.
Selon une revue de presse du quotidien Les Inspirations Éco, ce dispositif intervient dans un contexte marqué par une forte pression sur le secteur des transports, qui représente une part importante de la consommation énergétique nationale ainsi qu’une contribution significative aux émissions de CO₂. Cette dépendance aux énergies fossiles importées pèse sur les équilibres économiques et accentue la vulnérabilité aux fluctuations des marchés internationaux.
L’initiative portée par la GIZ vise à combler un déficit de structuration des données existantes. Celles-ci sont aujourd’hui disponibles mais dispersées entre différentes sources, limitant leur exploitation opérationnelle. L’objectif est de les centraliser afin de disposer d’une vision plus cohérente des flux de mobilité, des infrastructures et des modes de transport.
Le projet prévoit également l’intégration d’outils numériques permettant d’améliorer la compréhension des usages, notamment à travers des systèmes de mobilité connectée de type Mobility as a Service. Ces dispositifs fournissent des données en temps réel, utiles pour ajuster les politiques de transport et mieux répondre aux besoins des usagers.
Une dimension comparative est également intégrée, avec des analyses de référence à l’échelle internationale et régionale. Cette approche permet d’identifier des pratiques éprouvées dans d’autres pays et d’évaluer leur adaptation au contexte marocain, en tenant compte des disparités territoriales.
Dans les grandes villes comme Casablanca ou Rabat, les enjeux de congestion, de qualité de l’air et d’efficacité des réseaux de transport rendent ces outils particulièrement pertinents pour orienter les choix d’investissement.
Au-delà de l’aspect technique, ce dispositif est présenté comme un levier de transformation des politiques publiques. Une meilleure exploitation des données de mobilité pourrait permettre une planification plus ciblée, une réduction des coûts énergétiques et une amélioration globale de la performance des systèmes de transport.
Dans un contexte d’urbanisation croissante et de hausse des besoins de déplacement, cette initiative s’inscrit dans une logique de structuration à long terme, visant à rendre la mobilité plus lisible, plus efficace et mieux intégrée aux objectifs de transition énergétique du pays.


