La situation hydrique du Maroc connaît une amélioration notable, avec un taux de remplissage des barrages atteignant 75,86 %, contre 40,18 % à la même période l’an dernier. Cette progression de plus de 35 points se traduit par des réserves estimées à près de 13 milliards de mètres cubes à fin avril 2026.
Cette évolution s’explique en partie par les opérations de dévasement, qui ont permis d’augmenter les capacités de stockage de 5 % à 7 %, alors que les infrastructures perdaient auparavant entre 15 % et 20 % de leur capacité.
Le dispositif hydraulique national repose sur un parc de 156 grands barrages, totalisant une capacité de 20,8 milliards de mètres cubes, complété par 150 ouvrages de petite et moyenne taille. À cela s’ajoutent 18 systèmes de transfert d’eau et 17 stations de dessalement, représentant une capacité globale de 410 millions de mètres cubes.
Le programme d’équipement se poursuit avec la construction de quatre nouvelles stations de dessalement, pour une capacité annuelle supplémentaire de 447 millions de mètres cubes, ainsi que la programmation de onze projets additionnels, dont huit nouvelles installations et trois extensions.
Parallèlement, des projets structurants d’interconnexion ont été menés, notamment entre les bassins du Sebou et du Bouregreg, ainsi qu’entre les barrages d’Oued El Makhazine et de Dar Khrofa, afin d’optimiser la répartition des ressources en eau.
L’approvisionnement en eau potable en milieu rural fait également l’objet d’un effort d’investissement important. Les projets en cours visent à desservir 767 centres ruraux et plus de 22 000 douars à l’horizon 2027, avec l’objectif de généraliser l’accès à l’eau potable.
Sur le volet du dessalement et du traitement des eaux saumâtres, 224 unités mobiles ont été acquises, dont 158 déjà opérationnelles, pour un débit total de plus de 1 300 litres par seconde.
Enfin, un programme de généralisation des systèmes d’alerte précoce aux crues est prévu pour la période 2026-2028, avec la mise en place d’un dispositif national intégré destiné à renforcer la protection des populations, des infrastructures et des activités économiques face aux risques d’inondation.


