À Béni Mellal, la deuxième édition du Forum international de la recherche appliquée en économie, management, finance et organisations (CI-RAEMFO) a ouvert ses travaux autour d’un thème au cœur des mutations actuelles : les synergies entre finance durable et intelligence artificielle pour construire des économies plus résilientes.
Organisé par l’École Nationale de Commerce et de Gestion de Béni Mellal, relevant de l’Université Sultan Moulay Slimane, l’événement réunit pendant deux jours des chercheurs et experts issus du Maroc et de plusieurs pays, notamment la France, la Belgique, la Tunisie, le Brésil et la Pologne. Il se veut un espace de réflexion sur les transformations économiques induites par les technologies émergentes et les impératifs de durabilité.
Dans une allocution lue en son nom, le président par intérim de l’université, Mehdi Khalid, a souligné la nécessité de dépasser les approches classiques face à l’accélération des mutations technologiques. L’intelligence artificielle, le Big Data ou encore la blockchain redéfinissent aujourd’hui les cadres de la gestion des risques, de la prise de décision et de la conformité réglementaire, rendant indispensable une collaboration renforcée entre chercheurs et décideurs.
Le directeur de l’ENCG de Béni Mellal, Taoufiq Yahyaoui, a pour sa part insisté sur l’ambition du forum de stimuler la recherche appliquée en lien avec les enjeux sociétaux, en cohérence avec les orientations du développement national. Les travaux présentés s’inscrivent dans une logique d’innovation visant à faire de la finance durable et de l’IA des leviers concrets de résilience économique.
Les débats ont également mis en avant le rôle de l’investissement responsable et de l’exploitation des données dans l’atténuation des risques environnementaux et sociaux, ainsi que dans l’amélioration de la gouvernance des entreprises. Pour les intervenants, la finance durable apparaît comme un outil central pour mobiliser les ressources nécessaires face aux défis liés notamment au changement climatique.
Les discussions ont par ailleurs abordé la notion de « double transition », à la fois écologique et numérique, qui redéfinit les modèles économiques. Dans ce contexte, le Maroc est présenté comme engagé dans des politiques publiques structurantes, notamment dans les domaines des énergies renouvelables et de la gestion de l’eau, avec l’appui de mécanismes de financement alignés sur les standards internationaux.
Le programme du forum comprend une quinzaine d’ateliers thématiques ainsi qu’une table ronde consacrée au rôle des acteurs dans la promotion des Objectifs de développement durable et de l’intelligence artificielle au sein des entreprises. L’ensemble des échanges vise à dégager des recommandations opérationnelles pour accompagner une trajectoire de développement durable et renforcer la résilience économique.
Avec MAP


