Le projet du Gazoduc Africain Atlantique Nigeria–Maroc s’impose comme l’un des axes majeurs de la stratégie énergétique du Royaume, au cœur d’une série de rencontres tenues à Washington par une délégation de l’ONHYM conduite par sa directrice générale.
Ces échanges de haut niveau ont réuni plusieurs institutions américaines et internationales, ainsi que des centres de réflexion spécialisés, autour des enjeux liés à l’énergie et aux minerais stratégiques. L’objectif principal a été de promouvoir ce projet structurant et de consolider le positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur énergétiques et minières.
Le Gazoduc Africain Atlantique, porté par une coopération entre le Maroc et le Nigeria, est présenté comme un projet énergétique continental majeur. Il vise à relier les ressources gazières de l’Afrique de l’Ouest au territoire marocain à travers un corridor atlantique destiné à renforcer l’intégration énergétique régionale et à diversifier les sources d’approvisionnement.
Les discussions ont mis en avant l’état d’avancement du projet, notamment la finalisation des études de faisabilité et de conception technique détaillée, ainsi que l’adoption des termes d’un accord intergouvernemental encadrant la gouvernance du projet entre les États concernés. Ces étapes préparent la prochaine phase de structuration institutionnelle et financière.
Un point central des échanges concerne la mise en place d’une société de projet dédiée, appelée à piloter la structuration financière, le développement opérationnel et la coordination globale de l’infrastructure. Cette étape constitue un jalon essentiel avant la décision finale d’investissement.
Le projet s’inscrit également dans une logique plus large d’intégration entre les infrastructures énergétiques et les ressources en minerais stratégiques, considérées comme indispensables aux chaînes industrielles liées à la transition énergétique.
Au-delà de sa dimension énergétique, le gazoduc est présenté comme un levier de transformation économique et géopolitique, susceptible de renforcer l’intégration régionale africaine et de contribuer à l’industrialisation des pays concernés.
Les interlocuteurs rencontrés à Washington ont exprimé un intérêt marqué pour cette initiative, soulignant son importance dans les nouvelles dynamiques énergétiques mondiales et son potentiel en matière de coopération internationale et de sécurité énergétique.


