Le Maroc demeure en deçà de la moyenne régionale de l’Indice de Développement Humain (IDH), avec une 120e place en 2024, un classement qui illustre des progrès limités malgré des investissements conséquents. Selon le magazine Finances News Hebdo, le pays continue de peiner à faire ressortir des résultats tangibles sur les indicateurs internationaux du développement humain. Le classement du Maroc reste distancé par des nations comme la Tunisie, l’Algérie et la Libye, qui figurent plus haut dans la hiérarchie de l’IDH.

Cette situation met en évidence les défis persistants en matière de gouvernance, de répartition des richesses, de santé et d’éducation. Ces trois axes fondamentaux constituent les piliers de l’IDH et restent des priorités mal adressées. Abdellah Bouanou, président du groupe parlementaire du Parti de la Justice et du Développement (PJD), met en lumière le manque de volonté politique pour instaurer une justice sociale réelle, notamment dans les secteurs clés tels que l’éducation, la santé, l’emploi et l’habitat. Il souligne que de nombreux pays, avec des ressources bien plus limitées, ont réussi à accomplir des progrès impressionnants, ce qui démontre que le véritable frein du Maroc réside dans ses choix stratégiques et sa gouvernance.

Rachid Hamoumi, président du groupe parlementaire du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), partage cette analyse et critique le manque de cohérence des politiques publiques. Il évoque le secteur de l’éducation, qui, malgré des budgets élevés, continue de rencontrer de graves problèmes, notamment une déperdition scolaire préoccupante, en particulier chez les jeunes filles en milieu rural. Il rappelle également que la formation des étudiants ne répond pas aux exigences du marché de l’emploi, ce qui aggrave l’écart entre les besoins réels et l’offre de formation. Selon lui, une mise en œuvre plus rigoureuse des politiques est indispensable pour rendre ces investissements efficaces.

Hamoumi insiste aussi sur l’importance d’une réforme fiscale pour corriger les inégalités sociales. Il affirme qu’une croissance économique durable nécessite une redistribution équitable des richesses, et que les mécanismes fiscaux actuels sont obsolètes, créant des écarts considérables entre les classes sociales.

Ainsi, malgré les efforts déployés, le Maroc continue d’être confronté à de nombreux obstacles structurels qui freinent son développement humain et retardent les progrès significatifs dans la vie quotidienne de ses citoyens.

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