Le rapport mondial 2026 souligne l’association entre ressources renouvelables et stratégie industrielle, mais ne présente ni nouveau contrat ni calendrier de production propre au Royaume.
Un potentiel fondé sur l’énergie et l’industrie
Dans son rapport 2026 sur les perspectives mondiales de la transition énergétique, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables estime que le Maroc se positionne comme un futur pôle de l’hydrogène renouvelable et de l’industrie verte. L’Irena met en avant la combinaison des ressources renouvelables du pays et de ses stratégies industrielles.
Cette appréciation repose notamment sur une étude de la GIZ publiée en 2023 et sur une référence d’Africa Energy Portal évoquant des mégaprojets d’hydrogène vert approuvés au Maroc pour 32,5 milliards de dollars, soit environ 300,7 milliards de dirhams.
Aucune nouvelle capacité marocaine annoncée
Le montant de 32,5 milliards de dollars correspond à des projets annoncés antérieurement. Le rapport de l’Irena ne présente pas de nouveau contrat, de calendrier de production ni d’estimation nouvelle des capacités effectivement installées au Maroc.
L’agence insiste plus largement sur les moyens industriels nécessaires pour fabriquer, installer, exploiter et entretenir les équipements renouvelables. La production locale, les entreprises spécialisées et les compétences techniques sont présentées comme des conditions de la création de valeur.
607 GW renouvelables envisagés en Afrique en 2035
À l’échelle africaine, la puissance renouvelable installée passerait de 82 gigawatts en 2025 à 607 gigawatts en 2035, puis à 2.510 gigawatts en 2050 dans le scénario compatible avec une limitation du réchauffement à 1,5 °C.
Les investissements cumulés nécessaires à la seule production d’électricité renouvelable en Afrique entre 2026 et 2050 sont évalués à 3.200 milliards de dollars. Ces projections concernent le continent et ne constituent pas des objectifs nationaux attribués au Maroc.
L’Afrique reçoit moins de 1 % des investissements
Les investissements mondiaux dans les technologies de transition ont atteint 2.400 milliards de dollars en 2024. La Chine et les économies avancées en ont capté plus de 90 %, tandis que l’Afrique en a reçu moins de 1 %.
L’Irena identifie la baisse du coût du financement, la stabilité réglementaire, le développement des réseaux et le recours aux prêts concessionnels et aux garanties parmi les conditions nécessaires pour concrétiser les projets.


