La décision vise notamment toutes les variétés de pastèque hors des périmètres oasiens traditionnels et prévoit le contrôle des puits, des prélèvements et des surfaces cultivées.
Une interdiction temporaire hors des oasis
Le gouverneur de Tata a pris la décision administrative n°373 interdisant temporairement les cultures saisonnières à forte consommation d’eau hors des périmètres traditionnels des oasis. La mesure concerne en premier lieu les pastèques rouges, jaunes et vertes pendant la campagne agricole 2026-2027.
La décision s’appuie sur la loi 36.15 relative à l’eau. Elle intervient après l’avis technique de l’Agence du bassin hydraulique de Drâa-Oued Noun du 9 octobre 2026 et les recommandations de la commission provinciale de l’eau réunie en avril.
Les activités traditionnelles sont maintenues
Les activités agricoles traditionnelles pratiquées dans les oasis historiques restent autorisées. Elles sont considérées comme nécessaires à la stabilité socio-économique des populations locales.
En revanche, l’extension d’investissements agricoles intensifs en dehors de ces écosystèmes est proscrite. Tata rejoint ainsi des provinces comme Zagora, Errachidia et Guelmim, qui ont adopté des restrictions comparables face à l’épuisement des nappes.
Compteurs d’eau et inspections inopinées
Les exploitations autorisées devront installer des compteurs afin de mesurer les volumes prélevés. Les opérations de forage et d’approfondissement des puits seront soumises à des contrôles renforcés.
Des commissions provinciales et locales réunissant les autorités, l’Agence du bassin hydraulique, les services agricoles et la Gendarmerie Royale effectueront des visites de contrôle. Les infractions pourront entraîner le rebouchage des puits non autorisés, la confiscation des équipements et l’interdiction de l’activité agricole illégale.
Des alternatives annoncées pour les petits agriculteurs
Les services agricoles prévoient d’accompagner les petits exploitants et les éleveurs affectés par les restrictions. Les mesures annoncées portent sur des alternatives agricoles adaptées, des filières moins consommatrices d’eau et des plans de diversification économique.


