Les réseaux environnementaux demandent de renforcer les aires protégées, la gouvernance forestière et la protection des montagnes, des oasis, des zones humides et des ressources hydriques.
Une contribution nationale issue des territoires
Les douze régions du Maroc ont été associées à la préparation de la future Stratégie et du Plan d’action nationaux pour la biodiversité 2026-2035. Réunis le 7 octobre à Rabat, des représentants de la société civile environnementale ont remis au Département du Développement durable un ensemble de recommandations destinées à renforcer la dimension territoriale de la stratégie.
La concertation a été organisée avec l’appui du PNUD Maroc. Elle a réuni l’AESVT-Maroc et plusieurs réseaux environnementaux mobilisés dans le cadre du projet AMUSSU, financé par l’Union européenne. Les propositions d’amendement ont été élaborées en cohérence avec les 25 cibles du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal.
Les aires protégées au centre des propositions
Les organisations participantes demandent un renforcement du réseau national des aires protégées. Elles estiment que les objectifs annoncés nécessitent de nouveaux mécanismes de financement et de gestion, ainsi qu’une meilleure reconnaissance des initiatives de conservation communautaire et privée.
Elles proposent également de soutenir davantage les régions encore dépourvues de parcs naturels et d’évaluer les déclassements enregistrés dans certains espaces protégés. La gouvernance forestière devrait, selon leurs recommandations, mieux associer les populations concernées et intégrer des outils d’évaluation de la gestion des espaces forestiers.
Montagnes, oasis et eau intégrées à la stratégie
Les territoires de montagne figurent parmi les priorités. Les participants demandent un modèle de développement adapté à des zones qui cumulent une grande richesse écologique et des difficultés socio-économiques importantes.
La préservation des zones humides, des oasis et des ressources hydriques a également été discutée. Les réseaux souhaitent une meilleure intégration de la biodiversité dans les politiques de gestion de l’eau et la création de nouveaux outils de gouvernance pour les écosystèmes oasiens et les nappes phréatiques.
Un réseau de 180 centres nature-forêt proposé
Sur le terrain éducatif, l’AESVT-Maroc propose une stratégie nationale d’éducation à la nature appuyée par un réseau de 180 centres nature-forêt répartis sur le territoire. L’objectif avancé est d’élargir l’accès des jeunes à l’éducation environnementale et à la sensibilisation à la biodiversité.
Une feuille de route doit maintenant permettre d’examiner les recommandations et, le cas échéant, de les intégrer à la version finale de la stratégie 2026-2035. La coordination technique du processus a été confiée à Dalal Afa, cheffe du Service de la préservation de la biodiversité, sous la supervision de Mustapha Madbouhi, point focal national pour la biodiversité.


