Les retenues ont plus que doublé en un an, mais les écarts entre bassins maintiennent plusieurs territoires sous tension hydrique.
Un taux deux fois supérieur à celui de 2025
Au 10 octobre 2026, le taux moyen de remplissage des barrages marocains atteignait 65,51 %, contre 32,68 % à la même date en 2025. Le volume stocké dépassait 11,15 milliards de mètres cubes, selon Les Inspirations Éco.
Les pluies récentes ont continué d’alimenter les retenues, avec des apports atteignant parfois plusieurs dizaines de millions de mètres cubes en une journée. Cette amélioration redonne des marges pour l’eau potable, l’agriculture et les activités économiques.
Le Sebou dépasse 77 %
La moyenne nationale masque de fortes différences territoriales. Le bassin du Sebou dépassait 77 % de remplissage au début d’octobre. Le barrage Al Wahda franchissait pour sa part 81 %.
D’autres zones restent sous pression en raison des besoins urbains et agricoles. Le bassin de l’Oum Er-Rbia et le barrage Al Massira illustrent la lente reconstitution des stocks dans certaines parties stratégiques du pays.
L’agriculture retrouve une marge d’irrigation
La remontée des réserves permet d’envisager le rétablissement d’une partie des dotations d’irrigation précédemment réduites. Elle peut sécuriser certaines cultures et améliorer les perspectives de la campagne agricole 2026-2027.
Les niveaux des barrages ne suffisent toutefois pas à déterminer le résultat d’une campagne. La répartition des pluies dans le temps, les températures, les sols et la situation des zones dépendantes des précipitations directes restent déterminants.
La diversification de l’approvisionnement se poursuit
Les autorités maintiennent les projets de dessalement, d’interconnexion des bassins, de réutilisation des eaux usées traitées et de modernisation des réseaux d’adduction. Ces dispositifs visent à réduire la dépendance aux pluies et aux retenues de surface.
L’amélioration de l’automne 2026 allège ainsi la pression sans supprimer les fragilités accumulées après plusieurs cycles de sécheresse.


