Le Maroc figure parmi les marchés des énergies renouvelables les plus compétitifs d’Afrique, selon un rapport de Mordor Intelligence consacré aux perspectives du secteur sur le continent entre 2026 et 2031.
Les appels d’offres solaires lancés dans le Royaume ont atteint des tarifs inférieurs à 0,03 dollar par kilowattheure. Ce niveau de prix renforce l’attractivité du marché marocain auprès des investisseurs internationaux.
Un marché africain en forte progression
Le rapport anticipe une croissance annuelle moyenne de 15,62 % du marché africain des énergies renouvelables. Cette dynamique repose notamment sur la baisse du coût du photovoltaïque, l’essor des mini-réseaux et la multiplication des projets d’hydrogène vert.
Dans ce paysage, le Maroc combine compétitivité des prix, diversification du mix énergétique et proximité avec le marché européen. Plusieurs groupes internationaux, dont ACWA Power, Masdar, ENGIE et Enel Green Power, participent aux projets développés dans le pays.
10 GW et trois millions de tonnes d’hydrogène vert visés
Les projets Noor Midelt et le complexe de l’Atlantique s’inscrivent dans un plan d’investissement annoncé à 32,5 milliards de dollars. Le Royaume vise une capacité de 10 GW et l’exportation annuelle de trois millions de tonnes d’hydrogène vert vers l’Europe.
Cette stratégie doit soutenir la souveraineté énergétique du pays et renforcer son positionnement comme passerelle entre l’Afrique et l’Europe. Elle conforte également l’ambition de faire du Maroc un pôle régional de l’hydrogène vert.
Des obstacles persistent sur le continent
D’autres marchés africains accélèrent en parallèle. L’Afrique du Sud développe un portefeuille éolien de 48 GW, tandis que la Namibie déploie le projet Hyphen de 7 GW. Le Nigeria et le Kenya multiplient de leur côté les mini-réseaux solaires.
Le rapport relève toutefois plusieurs freins : écrêtements de production, fragilité des réseaux électriques et difficultés liées à la convertibilité des devises. Le marché africain demeure moyennement concentré et reste largement animé par des développeurs du Golfe ainsi que des groupes européens et chinois.




