Le secteur bancaire national confirme sa souveraineté financière dans l’accompagnement des grands projets de transition énergétique. Attijariwafa bank et la Banque Centrale Populaire (BCP) ont concrétisé la structuration financière du parc éolien « Boujdour II ». D’une puissance de 300 MW et porté par Énergie Éolienne du Maroc (filiale du groupe Nareva), ce projet consolide la production d’électricité propre destinée directement aux industriels nationaux.
Pour la finalisation du tour de table et la mise en place de la documentation financière, le consortium bancaire a été conseillé par le cabinet juridique international Ashurst Perkins Coie.
Un modèle de Corporate PPA au service du tissu industriel
Le projet Boujdour II s’inscrit dans le cadre de la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables. L’électricité verte produite sera vendue à des industriels privés via des contrats d’achat direct d’électricité (Corporate Power Purchase Agreements – PPA).
- Capacité installée :300 MW.
- Porteur du projet : Énergie Éolienne du Maroc (EEM), filiale d’Nareva.
- Consortium de financement :Attijariwafa bank et Banque Centrale Populaire (BCP).
- Consulats juridiques : Ashurst Perkins Coie (conseil bancaire).
Mobilisation du capital national et décarbonation de l’industrie
Cette opération souligne la maturité des institutions financières maritimes et bancaires à porter le financement de mégaprojets EnR sans dépendance exclusive aux bailleurs internationaux. En fournissant une énergie propre et compétitive aux entreprises privées, le parc éolien Boujdour II offre aux industriels un levier stratégique pour réduire leur empreinte carbone, sécuriser leurs coûts énergétiques et anticiper les barrières carbone à l’exportation.
D’après Barlamane




