Le projet du gazoduc Maroc-Nigeria franchit une nouvelle étape. Les études techniques et d’impact environnemental du tronçon marocain sont désormais finalisées, ouvrant la voie à la décision finale d’investissement attendue d’ici la fin de 2026.

Selon les dernières informations dévoilées, le tronçon marocain s’étendra sur 2.220 kilomètres, dont 1.830 km de conduite terrestre et 390 km en mer, sur un projet global de près de 6.900 kilomètres reliant le Nigeria au Maroc à travers treize pays d’Afrique de l’Ouest. L’investissement total est estimé à 25 milliards de dollars.

Le tracé marocain comprendra quatre stations de compression implantées près de Boujdour, Tan-Tan, Agadir et Safi. Ces installations permettront de maintenir la pression du gaz tout au long de son acheminement vers le nord.

Le projet prévoit également deux stations de réception : l’une à l’arrivée du gaz en provenance de la Mauritanie, l’autre destinée à raccorder le gazoduc au réseau Maghreb-Europe en vue de futures exportations vers les marchés européens.

La phase de construction mobilisera 1.000 à 1.200 travailleurs, répartis sur six bases-vie temporaires installées le long du tracé. Les responsables du projet indiquent vouloir privilégier le recrutement local et la formation des compétences.

La partie offshore, longue de 390 kilomètres, reliera la frontière maritime mauritanienne à Dakhla. Le pipeline sera équipé de dispositifs de protection anticorrosion et conçu pour une durée d’exploitation estimée à 40 ans.

Si le calendrier est respecté, les travaux pourraient démarrer après la décision finale d’investissement attendue avant la fin de l’année, pour une mise en service commerciale envisagée au deuxième trimestre 2031.

À terme, ce mégaprojet doit renforcer la sécurité énergétique de l’Afrique de l’Ouest, favoriser l’intégration énergétique régionale et positionner le Maroc comme un corridor stratégique entre les ressources gazières africaines et les marchés européens.

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