Les effets du changement climatique ne concernent pas uniquement l’environnement : ils touchent aussi directement la santé, le bien-être et les conditions de vie des enfants. C’est ce que met en évidence le dernier rapport de l’UNICEF, qui classe le Maroc parmi les pays où les jeunes sont fortement exposés à plusieurs risques climatiques.

L’organisation attribue au Royaume un indice global d’exposition climatique de 6,83 sur 10, un score qui combine la proportion d’enfants exposés et l’intensité des différents aléas climatiques. Il ne s’agit pas d’un classement des catastrophes naturelles, mais d’un indicateur destiné à mesurer les risques auxquels les enfants sont potentiellement confrontés.

Selon le rapport, les principaux facteurs de risque au Maroc sont la pollution de l’air, les vagues de chaleur et les fortes températures, qui peuvent avoir des conséquences sur la santé, la qualité de vie et les conditions d’apprentissage des plus jeunes.

Pour les familles, ces phénomènes se traduisent concrètement par une augmentation des épisodes de forte chaleur, une dégradation de la qualité de l’air dans certaines zones urbaines et une pression croissante sur les ressources en eau, autant de facteurs susceptibles d’affecter le quotidien des enfants.

L’UNICEF souligne également que les vulnérabilités sociales viennent amplifier les effets du changement climatique. Les difficultés d’accès à certains services essentiels, les inégalités sociales ou encore les situations de précarité peuvent rendre certains enfants plus exposés que d’autres aux conséquences des événements climatiques.

Le rapport ne détaille toutefois ni les régions marocaines les plus concernées, ni le nombre exact d’enfants exposés. Il ne formule pas non plus d’évaluation des politiques publiques mises en œuvre au Maroc, son objectif étant avant tout de proposer un indice de comparaison entre les différents pays.

À l’échelle mondiale, l’UNICEF estime que près de 2,3 milliards d’enfants vivent dans des zones exposées à au moins un risque climatique majeur. Plus d’un milliard sont confrontés simultanément à trois aléas ou davantage, tandis que la pollution atmosphérique concerne également près de 2,3 milliards d’enfants.

Pour l’organisation, renforcer la résilience des infrastructures, améliorer l’accès aux services essentiels et accélérer les politiques d’adaptation au changement climatique constitue désormais un enjeu majeur pour mieux protéger les générations futures.

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