Le Maroc confirme sa place parmi les principaux acteurs africains de l’hydroélectricité. Selon les dernières données publiées par l’Energy Research Unit, le Royaume occupe la 9ᵉ place du classement continental en 2025 avec une capacité hydroélectrique installée de 2,59 gigawatts (GW).
Ce positionnement place le Maroc devant le Mozambique (2,19 GW) et derrière la Tanzanie (2,72 GW), dont la progression est portée par la mise en service du barrage Julius Nyerere.
Le classement est dominé par l’Éthiopie, qui dispose désormais d’une capacité de 9,97 GW, notamment grâce à l’entrée en exploitation du Grand barrage de la Renaissance (GERD), la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique avec une puissance de 5,15 GW.
L’Angola (3,89 GW), l’Afrique du Sud (3,61 GW), la République démocratique du Congo (3,22 GW), la Zambie (3,18 GW), le Nigeria (2,97 GW) et l’Égypte (2,83 GW) figurent également parmi les principaux producteurs du continent.
Selon le rapport, la capacité hydroélectrique installée en Afrique a progressé de 4,3 GW en un an pour atteindre 52 GW, en intégrant les installations de pompage-turbinage. La production d’électricité d’origine hydraulique s’est élevée à 179 térawattheures (TWh) en 2025.
L’étude souligne toutefois que le continent dispose encore d’un important potentiel de développement. Une grande partie des ressources hydroélectriques reste inexploitée, tandis que près de la moitié des installations actuellement en service ont plus de 25 ans, ce qui met en évidence les besoins en modernisation des infrastructures.
Pour le Maroc, cette position confirme le rôle stratégique de l’hydroélectricité dans le mix énergétique national, aux côtés du solaire et de l’éolien, afin de renforcer la sécurité énergétique du Royaume et d’accompagner le développement des énergies renouvelables.


