Une nouvelle étape est franchie dans la stratégie hydrique du Royaume. À Rabat, une convention-cadre a été signée en vue de mettre en place un écosystème industriel dédié au dessalement de l’eau, avec l’objectif de répondre à la croissance des besoins en eau potable et industrielle.
L’accord associe le ministère de l’Équipement et de l’Eau, le ministère de l’Industrie et du Commerce, ainsi que le Cluster marocain des métiers de l’eau. Il vise à organiser une filière structurée autour des technologies de dessalement, en renforçant la coopération entre acteurs publics et industriels.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des orientations nationales en matière de sécurité hydrique et de développement d’infrastructures stratégiques. Elle ambitionne de consolider les capacités locales et de favoriser l’émergence d’un tissu industriel spécialisé dans les technologies liées à l’eau.
Le projet prévoit notamment un renforcement de l’intégration locale, avec un objectif d’augmentation progressive de la part de production nationale dans les équipements et solutions de dessalement. Le niveau actuel est estimé entre 30 % et 35 %, avec une ambition affichée de montée en puissance à moyen terme.
Les autorités mettent également en avant le développement de compétences et l’adaptation des formations aux besoins du secteur, dans un contexte où la demande en expertise technique devrait s’accroître. L’accent est mis sur l’innovation, la recherche appliquée et le transfert de technologies.
Selon les responsables concernés, le Maroc dispose déjà de capacités industrielles et techniques lui permettant de répondre à la fois aux besoins internes et à une demande extérieure potentielle, ouvrant la voie à un positionnement régional dans ce domaine.
Au-delà de l’aspect industriel, cette convention marque une volonté de structurer une chaîne de valeur complète autour du dessalement, en mobilisant les entreprises, en soutenant les projets technologiques et en encourageant l’émergence d’un modèle intégré.
Dans un contexte de pression croissante sur les ressources en eau, cette initiative s’inscrit dans une logique de diversification des sources d’approvisionnement et de renforcement de la résilience hydrique du pays.


