Masen lance un appel d’offres international pour concevoir et installer un banc d’essai consacré aux systèmes industriels de stockage électrique.
Le développement du stockage électrique ne dépend pas uniquement de la capacité annoncée par les fabricants. La température, les cycles de charge et de décharge, les besoins de refroidissement et les conditions de sécurité modifient les performances réelles des batteries. Masen veut désormais mesurer ces paramètres sur des équipements installés au Maroc.
L’Agence marocaine pour l’énergie durable a lancé un appel d’offres international pour la conception, la fourniture et l’installation d’un banc d’essai de systèmes industriels de stockage par batteries sur sa plateforme de recherche de Noor Ouarzazate.
Un programme financé par un don de 3,95 millions de dollars
Le projet est soutenu par un don de 3,95 millions de dollars, soit 38,87 millions de dirhams, administré par la Banque mondiale. Le plan de passation des marchés avait réservé 3,25 millions de dollars, environ 31,98 millions de dirhams, à l’acquisition des équipements, ainsi que 200.000 dollars aux prestations d’ingénierie, de conception et de supervision.
Ces montants sont des estimations préparatoires. Le coût définitif résultera de la procédure concurrentielle. L’évaluation accordera 70% de la note aux critères techniques et non financiers, contre 30% au prix.
Une installation expérimentale de moins de deux mégawatts
Le marché couvre la conception technique, l’achat des équipements, les travaux électriques et de génie civil, les essais, la mise en service et la formation des équipes. L’installation sera consacrée à la recherche et ne produira pas d’électricité destinée au réseau national.
Les études préparatoires ont envisagé une puissance cumulée inférieure à deux mégawatts. Les systèmes expérimentaux seraient placés dans des modules conteneurisés sur des dalles en béton, au sein des installations de recherche existantes.
Comparer les technologies avant leur déploiement à grande échelle
Le banc d’essai doit comparer plusieurs solutions dans des conditions identiques. Les mesures porteront sur le comportement électrique, la sécurité, la compatibilité avec les réseaux et la tenue sous le climat marocain.
Les travaux préparatoires ont cité les batteries sodium-ion, zinc-air et plomb-acide parmi les familles étudiées, sans arrêter la composition de la première campagne. Le climat aride d’Ouarzazate permettra notamment d’observer les effets des températures élevées et des variations saisonnières.
Le programme prévoit l’évaluation de trois technologies, quatre essais, la formation de quinze personnes et deux sessions de partage de connaissances. Les activités doivent être achevées avant la clôture du financement, annoncée pour fin octobre 2027.
Avec Barlamane


