Masen prévoit 4.416 MW de nouvelles capacités et 2.600 MWh de stockage par batteries entre 2026 et 2030.
Le Maroc approche son objectif de 52% de capacité électrique renouvelable en 2030, mais la capacité installée ne dit pas encore combien d’électricité verte est effectivement produite à chaque heure. Le prochain défi est donc le stockage et la flexibilité du réseau.
À fin juillet 2026, les renouvelables représentaient 46,7% de la capacité électrique installée. Le parc national totalisait 12.364 MW. La production renouvelable ne représente toutefois qu’environ un quart de l’électricité produite, car le solaire et l’éolien restent intermittents.
4.416 MW supplémentaires d’ici 2030
Masen porte un portefeuille de 4.416 MW de nouvelles capacités solaires et éoliennes, accompagné de 2.600 MWh de stockage par batteries. L’effort d’investissement dépasserait 47 milliards de dirhams entre 2026 et 2030.
Le programme doit s’appuyer sur les projets solaires Noor, dont Noor Atlas, puis sur les composantes du programme éolien Nassim. L’objectif fixé dans la convention stratégique conclue fin 2025 est de mettre à disposition jusqu’à 5 GW d’électricité verte supplémentaire en 2030.
Le stockage devient la pièce centrale
Les batteries doivent absorber une partie de la production lorsque le soleil et le vent sont abondants, puis la restituer lorsque la demande augmente. Elles réduisent le besoin de centrales d’appoint et facilitent l’intégration de nouveaux projets.
Masen se concentre sur le développement des actifs renouvelables, tandis que l’ONEE conserve son rôle d’acheteur et de gestionnaire du système. Les installations de Masen fournissent environ 18% de la production renouvelable nationale.
Le consommateur attend un effet sur la facture
La transition sera jugée sur la sécurité d’approvisionnement et sur le coût de l’électricité. Les investissements doivent donc être accompagnés d’une transparence sur les contrats d’achat, le coût du stockage, les renforcements de réseau et la part réellement répercutée sur les usagers.


