Un rapport consacré au potentiel de l’énergie décentralisée au Maroc a été présenté à Tanger, mettant en avant le rôle structurant de ce modèle dans le renforcement de la souveraineté énergétique et de la compétitivité économique.
Réalisée par l’Initiative IMAL pour le climat et le développement en partenariat avec l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable, cette étude s’inscrit dans un cycle national de 12 rencontres régionales dédiées à la transition énergétique territoriale.
Le document souligne un potentiel significatif, notamment à travers le déploiement du photovoltaïque en toiture. Selon un scénario médian, la capacité installée pourrait atteindre 17,15 gigawatts à l’horizon 2035, pour une production estimée à 40,1 TWh et un marché évalué à 18,65 milliards de dollars. Cette dynamique permettrait également de réduire les émissions de CO₂ tout en générant des dizaines de milliers d’emplois.
À l’échelle régionale, la zone Tanger-Tétouan-Al Hoceima se positionne comme un territoire à fort potentiel. Le même scénario prévoit un déploiement de 1,63 GW d’ici 2030, avec une production de 2,94 TWh, un marché estimé à 1,64 milliard de dollars et près de 2 000 emplois à la clé.
Les acteurs du secteur mettent en avant l’importance d’un cadre réglementaire adapté pour accompagner cette évolution. L’entrée en vigueur prochaine de la loi 82-21 relative à l’autoproduction d’électricité est présentée comme un levier déterminant pour accélérer le développement de solutions énergétiques décentralisées.
Au-delà des enjeux techniques, cette approche vise à favoriser une implication plus large des collectivités, des entreprises et des citoyens, en encourageant des modèles de production énergétique locale.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent promouvoir une transition énergétique plus territorialisée et inclusive, fondée sur une meilleure valorisation des ressources locales et un renforcement du dialogue entre les différents acteurs publics et privés.


