Le Maroc, grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a érigé le développement durable et la protection de l’environnement en priorités nationales, a affirmé, mercredi à Nairobi, le directeur de la coopération, du partenariat et de la communication au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, Rachid Firadi.
Intervenant lors d’un panel de haut niveau organisé par la Mission permanente du Maroc auprès de l’ONU-Environnement et son homologue slovène, sous le thème « Promouvoir le droit à un environnement propre, sain et durable grâce à une transition juste », organisé en marge de l’ANUE-7, M. Firadi a souligné que cette orientation stratégique « est inscrite dans la Constitution marocaine et intégrée dans le nouveau modèle de développement du Royaume, conformément à la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Et le responsable d’ajouter que le Royaume se félicite d’avoir rejoint le cercle restreint des pays ayant contribué à la première reconnaissance mondiale de ce droit, à travers les résolutions du Conseil des droits de l’Homme et de l’Assemblée générale des Nations Unies, notant que ces avancées majeures rappellent que la protection de l’environnement et la promotion des droits humains sont indissociables.
Pour traduire ces engagements en actions concrètes, a-t-il poursuivi, le Maroc a revu à la hausse ses ambitions climatiques : la CDN 3.0 fixe un objectif de réduction de 53 % des émissions de gaz à effet de serre, tandis que la transition énergétique nationale vise à porter la part des capacités électriques renouvelables à 52 % d’ici 2030, dont 46 % sont déjà atteints.
M. Firadi a fait savoir qu’une transition juste ne se limite pas seulement qu’à la réduction des émissions, elle exige également un renforcement de la résilience, d’où la Stratégie nationale de développement durable et le Plan stratégique national d’adaptation du Royaume qui intègrent cette dimension dans l’ensemble des secteurs, afin de garantir que le développement socio-économique du pays avance en harmonie avec la protection de l’environnement.
Pour le Maroc, le droit à un environnement sain est un impératif en matière de droits humains qui se traduit par des lois, des institutions, la promotion de l’éducation, l’accès à l’information et la participation citoyenne significative.
À cet égard, le Maroc a pris des mesures concrètes en adoptant des lois environnementales solides et en mettant en place des mécanismes institutionnels robustes, notamment la Commission nationale de développement durable et la Commission nationale sur le climat et la biodiversité, a-t-il rappelé.
En outre, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement joue un rôle central à travers ses programmes d’éco-écoles et de jeunes reporters environnementaux, qui favorisent le leadership et le développent des compétences en matière d’écologie et permettent à des milliers de jeunes marocains et africains de participer activement aux processus liés à l’environnement et au climat.
Le Maroc continuera à renforcer l’engagement des jeunes, à développer les écosystèmes de compétences vertes et à approfondir la coopération régionale, en mettant l’accent sur l’autonomisation des jeunes, les moyens de subsistance résilients et la justice environnementale, a-t-il soutenu.
Organisé en partenariat avec les délégations des Maldives, du Costa Rica, du Mexique, ainsi qu’avec Child Rights International Network (CRIN), l’OHCHR et le Groupe majeur des enfants et des jeunes (MGCY), ce panel a mis en exergue la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du droit à un environnement sain, notamment à travers l’éducation au développement durable, la promotion des emplois verts et le renforcement de la participation des jeunes aux processus de gouvernance environnementale.
Ont pris part à cet événement outre la Directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen, le ministre de l’Environnement, du Climat et de l’Énergie de Slovénie, le Rapporteur spécial de l’ONU sur les substances toxiques et les droits de l’homme et d’autres responsables onusiens et nationaux de l’écosystème international de l’environnement.
Le thème retenu pour cette septième Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement « Faire progresser des solutions durables pour une planète résiliente » traduit la volonté des États membres d’intensifier l’action environnementale mondiale et interpelle l’impératif d’accélérer la mise en œuvre de solutions efficaces pour une planète plus sûre, inclusive et équitable.
L’ANUE réunit les 193 États membres des Nations Unies, aux côtés de représentants de la société civile, du secteur privé et du monde académique. L’Assemblée se tient tous les deux ans et élit, à chaque session, un bureau de dix membres, un président, huit vice-présidents et un rapporteur dans le respect du principe de répartition géographique équitable.
Le Maroc avait assuré, lors de l’ANUE-5.2 en mars 2022, la présidence de l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement, un mandat qui s’est poursuivi jusqu’à l’ANUE-6 en mars 2024.
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