Auteur/autrice : Nabil Taoufik
Le Maroc accélère sa transformation industrielle pour devenir un maillon incontournable de la chaîne de valeur mondiale de la mobilité électrique. Grâce à un écosystème en pleine expansion, combinant Gigafactories, ressources minérales stratégiques et proximité géographique avec le marché européen, le Royaume s’impose comme le futur hub de référence pour la fabrication de batteries décarbonées.(D’après Le360) Face aux exigences du Pacte vert européen et à l’interdiction de la vente des véhicules thermiques dans l’Union européenne d’ici 2035, l’industrie automobile marocaine opère un pivot stratégique vers l’électrification. Le pays valorise sa position géographique et sa compétitivité logistique pour capter les mégaprojets…
Premier émetteur mondial de gaz à effet de serre, la Chine enregistre une baisse de 1 % de ses émissions de CO2 au deuxième trimestre 2026. Porté par un recul marqué de la consommation de pétrole — à la fois sous la pression des tensions géopolitiques autour des approvisionnements au Moyen-Orient et par le rouleau compresseur des véhicules électriques —, ce repli confirme la stabilisation, voire l’amorce d’un pic durable des émissions chinoises. Selon une analyse du Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA), ce repli de 1 % du bilan carbone du géant asiatique trouve sa source…
Après le projet britannique, le potentiel vert marocain cible le cœur industriel de l’Europe. Portée par le groupe Xlinks, l’initiative « Sila Atlantik » ambitionne de déployer un câble sous-marin de 4 800 kilomètres d’une capacité de 3,6 GW entre le Maroc et l’Allemagne. Un corridor énergétique colossal qui positionne le Royaume comme le pivot de la décarbonation euro-méditerranéenne. Cette infrastructure stratégique vise à relier les gisements solaires et éoliens du désert marocain directement au marché électrique allemand. Prévoyant le déploiement de 15 GW de capacités renouvelables couplées à du stockage, le projet cible l’acheminement de 26 TWh par an,…
Le Maroc s’apprête à conquérir le potentiel énergétique de ses côtes atlantiques. Soutenu par l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) et financé par la Banque européenne d’investissement (BEI), le cabinet international OWC a été sélectionné pour piloter l’étude de faisabilité d’un parc éolien offshore géant au large d’Essaouira, dont la capacité pourrait atteindre 1 000 MW. Cette mission internationale, d’une durée de 24 mois et financée via le Fonds fiduciaire de la FEMIP (BEI) pour une enveloppe d’études pouvant atteindre 3 millions d’euros, marque le lancement officiel de la filière de l’éolien en mer au Maroc et en Afrique. Un…
La région Souss-Massa pose les jalons d’un modèle de certification écoresponsable inédit au Maroc. À l’issue d’une phase pilote réussie, 55 établissements touristiques régionaux ont décroché le tout premier label marocain dédié au tourisme durable. Un dispositif pionnier voué à servir de prototype pour l’ensemble des destinations du Royaume. Déployé sous l’impulsion des autorités régionales, du Conseil Régional du Tourisme (CRT) Souss-Massa et de la Société de Développement Régional (SDR) TPME Touristiques, ce programme de certification s’inscrit dans le cadre de la Feuille de route nationale du tourisme 2023-2026. L’objectif est de formaliser et de valoriser les engagements environnementaux, sociaux…
Nouveau chapitre stratégique pour le complexe solaire de Midelt. Le géant public chinois China Energy Engineering Corporation (CEEC) a officiellement signé le contrat de conception, d’approvisionnement et de construction (EPC) de la centrale Noor Midelt I. Repensé pour intégrer du photovoltaïque à haute performance et un méga-système de batteries électrochimiques, le projet marque un tournant technologique majeur pour la transition énergétique nationale.(D’après Omar Sara) L’accord a été scellé par un consortium de trois entités du groupe d’État chinois : China Energy International, Southwest Electric Power Design Institute et China Energy Engineering Group Construction. Ce marché clé en main englobe l’ensemble…
L’attractivité du Royaume pour la chimie verte franchit un nouveau cap territorial. Le développeur helvétique H2 Global Energy positionne un portefeuille potentiel de 3,6 milliards de dollars au Maroc. En ciblant Béni Mellal pour de l’ammoniac renouvelable « off-grid » et Tanger pour du peroxyde d’hydrogène propre, la firme suisse esquisse une cartographie plus distribuée et inédite de l’hydrogène national.(D’après Fouad Benhissa) Jusqu’ici, les investissements majeurs liés à l’Offre Maroc pour l’Hydrogène Vert privilégiaient les façades maritimes et les hubs côtiers comme Dakhla ou Tan-Tan. L’initiative de H2 Global Energy vient diversifier cette dynamique industrielle en combinant un projet continental…
Le profil climatique du Maroc détonne sur le continent africain. Selon une étude conjointe publiée ce 2 septembre 2026 par l’OCDE, le Global Green Growth Institute (GGGI) et la Banque mondiale, le Royaume enregistre l’anomalie d’humidité des sols la plus critique d’Afrique. Un stress hydrique agricole majeur qui contraste avec une exposition plus modérée aux vagues de chaleur extrêmes et une action climatique érigée en référence régionale. Intitulé « New Data for Africa’s Changing Climate: Mapping Risks, Readiness and Policy Action », le rapport passe au crible 28 pays africains représentant 73 % des émissions de gaz à effet de…
L’épreuve estivale a fortement mis à contribution les ressources en eau du Royaume. Entre la mi-mai et le 1ᵉʳ septembre 2026, les retenues des barrages ont perdu 1,46 milliard de m³ sous l’effet combiné de l’irrigation, de l’eau potable et de la forte évaporation. Si le taux de remplissage national retombe à 67,5 %, le capital hydrique accumulé reste deux fois supérieur à celui de l’an dernier. Selon les bilans de la Direction de la recherche et de la planification de l’eau, le volume global emmagasiné dans les retenues nationales s’élève à 11 493,38 millions de m³ au 1ᵉʳ septembre…
Étape franchie pour le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE). Réunie sous la présidence d’Abdelkader Amara lors de sa 185ᵉ session ordinaire, l’Assemblée générale de l’institution a formellement adopté deux avis stratégiques issus d’auto-saisines. Ils tracent la feuille de route pour intégrer le douar au cœur du développement rural et durcir la réponse face aux dégradations écologiques. Après les travaux d’examen préliminaires, le CESE valide son diagnostic et ses recommandations. Les deux documents adoptés visent à apporter des solutions concrètes pour résorber les fractures territoriales et accélérer la transition écologique du Royaume. « Quelle place pour le douar dans le…

