Les réserves des barrages marocains ont reculé en septembre, mais restent à un niveau très supérieur à celui observé un an auparavant. Au 1er octobre 2026, elles atteignent 11,155 milliards de m³, correspondant à un taux de remplissage national de 65,51%.
Un mois plus tôt, les retenues totalisaient 11,493 milliards de m³, soit 67,50% des capacités. Le Maroc a donc consommé ou perdu 338,25 millions de m³ durant le mois.
Le Sebou reste de très loin le bassin disposant des réserves les plus importantes, avec 4,177 milliards de m³ et un remplissage de 77,77%. Il concentre néanmoins plus de 40% de la diminution enregistrée au niveau national en septembre.
L’Oum Errbia dispose de 2,895 milliards de m³, soit 57,85% de ses capacités, tandis que le Loukkos atteint 76,43%, le Bouregreg 76,58% et le Tensift 76,35%.
Le Draâ-Oued Noun constitue l’exception du mois : ses réserves ont progressé de 21,48 millions de m³ et son taux de remplissage est passé de 32,39% à 34,44%.
Parmi les grands ouvrages, Al Wahda conserve 2,805 milliards de m³ malgré une baisse de 105,76 millions de m³ en un mois. Al Massira reste nettement moins rempli, à 39,82%, avec 1,055 milliard de m³.
La baisse de septembre doit surtout être replacée dans une perspective annuelle. Au 1er octobre 2025, les barrages marocains n’étaient remplis qu’à 32,68%, contre 65,51% aujourd’hui.
La différence est spectaculaire dans certains bassins : l’Oum Errbia est passé de 10,03% à 57,85% en un an et le Souss-Massa de 17,90% à 46,78%. La décrue saisonnière n’efface donc pas le changement radical de situation hydrique intervenu en 2026.


