L’African Transition Acceleration Fund, ou ATAF, prépare ses premiers financements au Maroc et dans douze autres pays africains. Ce fonds panafricain de capital-investissement est géré par African Infrastructure Investment Managers.
Il a bouclé en mars une première levée de 200 millions de dollars auprès d’Allied Climate Partners, FSD Africa Investments, la Société financière internationale et Proparco.
Un déficit annuel de financement estimé à 100 milliards de dollars
Le fonds intervient dans un contexte où le déficit de financement des infrastructures africaines atteint près de 100 milliards de dollars par an. Dans le même temps, le marché des technologies propres, évalué à 25 milliards de dollars en 2024, pourrait atteindre 200 milliards de dollars à la fin de la décennie.
De nombreux projets restent toutefois bloqués au début de leur développement en raison des cadres réglementaires, du niveau de risque, des capacités institutionnelles ou de la difficulté à constituer des dossiers bancables.
Le fonds se positionne dès les premières phases
L’ATAF entend apporter du capital au moment où les projets sont encore en phase amont. Le capital privé représente actuellement environ 14% des flux consacrés au climat en Afrique.
L’intervention prendra la forme de fonds propres ou de quasi-fonds propres. Le fonds cible près de quatorze entreprises ou plateformes spécialisées, avec des tickets compris entre 10 et 30 millions de dollars.
Treize marchés prioritaires, dont le Maroc
La stratégie couvre le Maroc, le Botswana, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Kenya, la Namibie, le Nigeria, le Sénégal, l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie.
Le déploiement est prévu sur dix ans autour de trois axes : l’électricité propre, les molécules décarbonées et le transport durable.
Avec Le360


