Le Royaume réaffirme son leadership continental dans la transition énergétique. Selon un rapport d’Ember et de l’African Tech Future Lab, le Maroc totalise environ 2,5 GW de capacités solaires en 2026, représentant plus du cinquième du parc solaire africain. (D’après N’goran Gethème YAO)
Intitulée « The take-off in African solar that official statistics can’t yet see », l’étude met en lumière la trajectoire d’exception du Maroc, portée par des mégaprojets emblématiques sous la houlette de MASEN tels que le complexe Noor Ouarzazate (580 MW en thermodynamique/CSP + 70 MW en photovoltaïque/PV) et le déploiement de Noor Midelt.
Un hub d’exportation d’électricité verte vers l’Europe
Au-delà de la couverture de ses besoins nationaux, le Maroc valorise son gisement solaire pour s’imposer comme un fournisseur stratégique pour le continent européen :
- Espagne : Une interconnexion existante de 1,4 GW, dont l’extension à 2,4 GW est programmée.
- Royaume-Uni : Le projet sous-marin géant Xlinks visant l’exportation de 3,6 GW d’électricité décarbonée.
- Hydrogène et ammoniac verts : Plus de 32,5 milliards USD d’investissements mobilisés pour positionner le pays sur la chimie verte de demain.
Le trio de tête continental et l’essor du solaire distribué
Le rapport révèle que le continent africain a installé près de 17 GW de solaire en 2026 (+45 % en un an). Toutefois, 75 % de cette dynamique provient du solaire distribué (résidentiel, commercial et industriel), une réalité souvent omise par les statistiques officielles mais retracée par l’analyse des flux douaniers de panneaux solaires en provenance de Chine.
Aux côtés de l’Afrique du Sud et de l’Égypte, le Maroc forme le trio de tête des puissances solaires africaines, salué pour sa capacité unique à conjuguer la réalisation de grands projets utilitaires au réseau et le développement d’installations photovoltaïques décentralisées.





