Le Maroc franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transition énergétique avec le lancement d’un Master dédié à l’hydrogène vert, aux énergies durables et à la décarbonation. Cette nouvelle formation, portée par l’École Nationale Supérieure des Mines de Rabat (ENSMR) en partenariat avec la Hochschule Anhalt d’Allemagne, vise à préparer les compétences qui accompagneront les grands chantiers énergétiques et industriels du Royaume.
Soutenu par la coopération allemande à travers la GIZ, ce programme répond à un enjeu devenu central : disposer des ressources humaines capables de concevoir, piloter et déployer les projets liés à l’hydrogène vert, à l’efficacité énergétique et aux technologies bas carbone.
Le cursus adopte une approche résolument orientée vers les besoins du marché. La première année sera consacrée aux fondamentaux scientifiques et technologiques de l’hydrogène vert et des systèmes énergétiques durables, tandis que la seconde mettra l’accent sur les dimensions économiques, financières et managériales nécessaires à la conduite de grands projets industriels.
L’objectif ne se limite pas à former des ingénieurs spécialisés. Le programme ambitionne également de préparer une nouvelle génération de managers, d’experts et de décideurs capables d’accompagner la transformation des entreprises, des territoires et des infrastructures dans un contexte de décarbonation accélérée.
Cette initiative intervient alors que le Maroc renforce ses ambitions dans l’hydrogène vert, considéré comme l’un des piliers de sa future souveraineté énergétique et un levier majeur d’attractivité industrielle. Plusieurs projets d’envergure sont déjà en préparation pour alimenter aussi bien les besoins nationaux que les marchés d’exportation.
Le partenariat entre l’ENSMR et la Hochschule Anhalt prévoit également des programmes de mobilité académique, des projets appliqués et des collaborations avec des acteurs industriels afin de rapprocher la formation des réalités du terrain et des besoins des entreprises.
Au-delà du Maroc, cette coopération revêt également une dimension africaine. Les promoteurs du projet souhaitent faire de cette formation un espace d’échanges et de transfert de compétences au service de la transition énergétique du continent.
Pour les étudiants, cette nouvelle filière ouvre des perspectives dans des métiers appelés à se développer fortement au cours des prochaines années, qu’il s’agisse de production d’hydrogène, de décarbonation industrielle, de conseil en transition énergétique ou de management de projets durables.
À travers cette initiative, le Royaume confirme ainsi que la réussite de la transition énergétique ne dépend pas uniquement des infrastructures et des investissements, mais également de la capacité à former les talents qui construiront l’économie bas carbone de demain.
Avec Maroc Diplomatique




