L’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) poursuit ses efforts de préservation des écosystèmes naturels dans la région de l’Oriental. À l’occasion d’une journée de communication organisée à Berkane autour du Parc naturel de Béni Snassen, l’Agence a annoncé plusieurs initiatives majeures destinées à renforcer la protection de la biodiversité et le développement durable du territoire.
L’événement, organisé en partenariat avec la province de Berkane et plusieurs institutions publiques, a notamment été marqué par la réintroduction du cerf de Barbarie au sein du parc. Cette opération constitue une première dans la région et s’inscrit dans les programmes nationaux de restauration de la faune sauvage menés par l’ANEF. Disparue localement depuis plus d’un siècle, cette espèce emblématique rejoint désormais les autres programmes de réintroduction déjà engagés, notamment ceux du mouflon à manchettes et de la gazelle de Cuvier.
La rencontre a également donné lieu à la signature de six conventions de partenariat portant sur l’aménagement, la gestion et la valorisation écotouristique des espaces naturels de la province. Ces accords concernent le Parc naturel de Béni Snassen, le site de l’embouchure de la Moulouya ainsi que plusieurs forêts urbaines et périurbaines. Des aides financières ont par ailleurs été accordées à plusieurs associations impliquées dans les actions de protection et de gestion des espaces forestiers.
Parmi les projets annoncés figure également la mise à niveau de l’infokiosque de Tafoughalt, appelé à devenir un espace d’accueil, de sensibilisation et d’éducation environnementale destiné aux visiteurs et aux établissements scolaires.
Prenant la parole lors de cette rencontre, le directeur général de l’ANEF, Abderrahim Houmy, a rappelé l’extension récente du réseau national des aires protégées. Celui-ci couvre désormais près de 7,6 millions d’hectares à travers 197 Sites d’intérêt biologique et écologique, 10 parcs nationaux, 8 aires protégées classées et 38 sites Ramsar.
Au niveau de la région de l’Oriental, la mise en œuvre de la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 » a permis la création de trois nouveaux parcs naturels, dont celui de Béni Snassen, ainsi que le renforcement d’un réseau régional qui compte aujourd’hui 25 aires protégées couvrant près de 735.000 hectares.
Les autorités locales voient dans le Parc naturel de Béni Snassen un levier de développement territorial capable de concilier préservation des ressources naturelles, promotion du tourisme écologique et valorisation des produits du terroir. Les responsables ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective associant institutions publiques, collectivités territoriales, secteur privé et société civile afin d’assurer la réussite de cette dynamique.
S’étendant sur 16.474 hectares, le Parc naturel de Béni Snassen se distingue par une richesse écologique remarquable. Il abrite notamment des forêts de thuya et de chêne vert, une flore diversifiée ainsi que des grottes et cavités présentant un intérêt scientifique, environnemental et patrimonial important.
À travers ces différentes actions, l’ANEF confirme sa volonté de faire des aires protégées un moteur de développement durable, capable de préserver la biodiversité tout en générant de nouvelles opportunités économiques au profit des populations locales grâce à l’écotourisme et à la valorisation des ressources naturelles.




